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Week-end en vrac 13-15 mars 2020

Tout est en vrac avec ce virus qui nous est tombé dessus ! On ne sait plus où donner de la tête…

Par Doris Mandouélé

 

Les écoles sont fermées ? Que fait-on ? On garde les enfants à la maison pour les mères aux foyers ? Mais pour les autres, la plupart des parents qui travaillent, comment s'organise-t-on ? Quelles mesures les parents peuvent-ils prendre pour envisager des modes de gardes pour les plus jeunes ? Et pour ne pas prendre de retard sur les programmes scolaires comment fait-on ? Que met en place le gouvernement ? Aussi, les élèves parviennent-ils à se retrouver dans les méthodes proposées ? Et quand est-il des plus âgés, pensons à ceux qui passeront le bac cette année ou aux étudiants de cycle supérieur ? Comment la prise en charge universitaire par exemple va-t-elle se mettre en place ? 

Voyons cela de plus près :

 

Retour sur ces dernières semaines 

Face à l'épidémie du covid-19, c’est d’abord dans certains départements tel que la Corse, l'Oise et le Haut-Rhin que tous les établissements, de la maternelle aux écoles supérieures ont été fermés. Puis des mesures ont été mises en place pour permettre aux élèves de ne pas interrompre leurs apprentissages. 

En premier lieu, c’est la scolarité des plus jeunes qui a nécessité des mesures face à la montée du coronavirus. Pour limiter les dégâts, les autorités ont pris de réelles dispositions en fermant d’abord tous les établissements dans les zones les plus infectés. Puis c’est en Région parisienne, à la faculté de Tolbiac où en fin de semaine, jeudi 12 mars précisément que la fermeture a été décidé suite à la contamination d’un enseignant. 

Mais pour l’heure un petit bilan s’impose, sur la scolarité de nos enfants, tous niveaux confondus.

 

 

La fermeture des établissements : De la maternelle au lycée

Ce lundi 9 mars, plus de 300.000 élèves, de la maternelle au lycée, ne sont pas allés en classe, en raison de la fermeture de leur établissement. Ces fermetures concernent une commune ou tout un département, comme l'Oise et le Haut-Rhin. Entre 300.000 et 350.000 élèves n’ont pas pu aller en classe, a annoncé ce même jour Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale sur France 2. En cause : l'application de mesures de précaution prises dans des zones impactées par le virus Covid-19, plus connu sous le nom de coronavirus. Et cela concerne les écoles maternelles, primaires, collèges et lycées.

Cinq départements concernés

Bien que le nombre d’élèves soit important, la fermeture d'établissements scolaires concerne pour l’instant 5 départements. Dans l’Oise et le Haut-Rhin, tous les établissements sont fermés pendant deux semaines. Tous ceux de la ville d’Ajaccio le sont également jusqu’au 22 mars, mais pas ceux des autres villes de Corse-du-Sud. Dans le Morbihan, seules les écoles de trois communes sont fermées cette semaine. Enfin, en Haute-Savoie, la fermeture de quatre écoles et de la Maison familiale rurale (MFR) a été prolongée jusqu'au 14 mars. 

À noter que les élèves résidant dans l’Oise, le Haut-Rhin ou à Ajaccio, mais scolarisés en dehors des zones concernées par les fermetures, ne sont pas non plus autorisés à se rendre en classe. Les déplacements et voyages scolaires dans l’Oise et le Haut-Rhin sont également annulés.

Toutes ces mesures sont des précautions mais cela ne signifie pas que l’on va fermer les établissements définitivement. Rassurons-nous !

 

Le CNED: Un enseignement à distance qui fonctionne ?

Pour assurer la continuité des cours, les élèves et les enseignants se sont tournés vers l'enseignement à distance : «  Nous avons préparé grâce au CNED un système pour suivre les élèves à distance » a déclaré le ministre de l'éducation nationale, en ajoutant qu’il y a bien tous les programmes de la grande section à la terminale. La plateforme utilisée par le CNED est intitulée « Ma classe à la maison".

La plateforme mise en place permet aux élèves de travailler de manière autonome. Des cours sont proposés, chaque jour, en fonction du programme du trimestre. Et puis dans cette période de crise, où la panique a pointé son nez, cette plateforme reste assez ludique pour l'apprenant. L'élève répond à un quiz qui se charge de le diriger. « Ce n'est pas une évaluation, le but est de guider l'élève vers le parcours qui le fera progresser », souligne Édouard Geffray, directeur général de l'enseignement scolaire. C'est environ 3 et 4 heures de travail quotidien, où l'élève peut trouver exercices, révisions, et apprentissage. Édouard Geffray précise : « Il s'agit avant tout d'un support pour les élèves et les professeurs. Il n'a pas pour vocation de remplacer les cours », qui peuvent eux, toujours être tenus, mais à distance. De plus, les professeurs ont la possibilité de créer des classes virtuelles, « avec supervision du chef d'établissement, pour que deux cours ne se chevauchent pas », précise Édouard Geffray. En somme, le but du dispositif est « de garder le lien entre l'établissement, les professeurs et les élèves », souligne Michel Reverchon-Billot, directeur général du CNED. Ainsi, élèves et professeurs pourront interagir en direct, via visioconférence. La plateforme permet aux élèves de participer activement au cours, en prenant la main sur un tableau virtuel, par exemple. Cette plateforme gérée par le CNED est pensée pour tous. C’est innovant et ça semble marcher !

Du CP à la terminale, quelle que soit la filière, « Ma classe à la maison » est disponible pour tous les élèves, sur tout support informatique, tablette, ordinateur, ou smartphone, tant que l'appareil peut accéder à Internet. 

 

Pour l'instant, le Centre National d’Enseignement à Distance (CNED) a mis à disposition quatre semaines de cours sur la plateforme. Mais, les responsables se disent prêts à fournir davantage de contenus si nécessaire.

Pour plus d'informations : https://www.education.gouv.fr/coronavirus-covid-19-informations-et-recommandations-pour-les-etablissements-scolaires-et-les-274253

Des parents obligés de rester à la maison !

Arrêt maladie, solidarité entre famille, nourrices bénévoles. D'après des témoignages recueillis dans l'Oise par le Parisien, une forte solidarité s'est mise en place ces dernières semaines dans les petites communes afin de trouver des solutions de modes de garde pour les enfants. L'organisation est un vrai casse-tête et les familles essayent tant bien que mal de trouver des moyens pour garder leurs enfants. Les premiers touchés sont les parents avec des enfants en bas âges qui ne peuvent plus aller à la crèche car dans le département du Haut Rhin par exemple elles sont toutes fermées. Aussi on privilégie le mode de garde à la maison quand un parent a pu bénéficier d'un arrêt de travail. En effet, une prise en charge a été décidée par l'assurance maladie pour les parents dont les enfants sont âgés de moins de 16 ans et qui n'ont pas d'autres choix que de rester à la maison pour une garde. En effet, les employés ont pu demander un arrêt de travail pour les salariés obligés de garder leurs enfants en raison des fermetures de crèches et d'écoles décidés dans certaines communes pour limiter la propagation du coronavirus, cela a été annoncé par le ministère et l'Assurance maladie : « Les parents sans solution de garde et dans l'incapacité de télétravaillé ont pu avoir recours à un arrêt de travail indemnisé ». 

 

On en guérit...

Et même si l’on veut garder une ambiance de sérénité, il semblerait que le coronavirus nous couronne, il se pose petit à petit sur de plus en plus de têtes, mais pas pour rivaliser avec les Miss qui manifestent un moment de joie lorsqu’elles l’accueillent, mais plutôt pour semer la terreur et marquer comme une condamnation, lorsqu’il s’installe. Heureusement pour éviter la panique, nous avons aujourd’hui des cas de guérison, ce qui laisse un espoir et la possibilité de triompher.  À 31 ans, Josué Peterschmitt est considéré guéri du Covid-19 par son médecin. Le mois dernier, lui et sa famille s'étaient rendus à un rassemblement évangélique à Mulhouse (Haut-Rhin), considéré depuis comme un foyer épidémique. Cela faisait quatorze jours qu'il était en confinement chez lui. « Cela fait vraiment du bien de pouvoir sortir, les oiseaux sont aussi de sortie, cela fait du bien d'entendre la nature, de pouvoir enfin avoir une vie normale », confie Josué Peterschmitt au micro de France Télévisions, aujourd’hui guéri du coronavirus.

Alors, ne cédons pas à la peur panique mais croyons que nous vaincrons ce covid 19.

Un amphithéâtre de l'université de Tolbiac
Un amphithéâtre de l'université de Tolbiac

 

Après les plus jeunes le coronavirus s’attaque aux plus âgés et prend place à la faculté !

Coronavirus : Tolbiac évacué et fermé par la Présidence suite à l’infection d’un enseignant !

Les cours se déroulaient normalement ce jeudi 11 mars à l’université de Tolbiac, quand la Présidence a annoncé par mail la fermeture de l’établissement en fin de matinée. L’évacuation des étudiants a été immédiate !

« Un cas avéré de COVID-19 d’un enseignant de l’université de Tolbiac nous a été officiellement signalé. En réponse à cette information, je prends immédiatement la décision de fermer le centre afin de protéger au mieux la santé des étudiants et des personnels. » C’est par ce mail de Georges Haddad, président de l’Université Paris 1, que les étudiants de Tolbiac ont appris en fin de matinée la fermeture de leur centre. 

Immédiatement, pompiers et agents de sécurité rattachés au centre ont fait le tour des salles de cours et demandé aux étudiants de quitter leur université. Une scène presque semblable à celle d’un film, où les étudiants rassemblés à l’extérieur, dans la fosse, ont pu assister à la fermeture des rideaux métalliques de l’université.

Alors que les fermetures d’établissements scolaires et de facs étaient pour l’instant limitées à des zones marquées par une forte présence de cas de coronavirus, la fermeture de Tolbiac soulève de vives inquiétudes chez les étudiants. Outre la question de la propagation du virus dans l’université, ils s’inquiètent également de la tenue du reste du semestre, et notamment des partiels.

Cette fermeture de Tolbiac s’installe alors que le gouvernement essaye de mettre à distance le scénario italien. La fermeture de ce centre de Paris constitue à ce titre un des premiers cas pour un établissement d’enseignement supérieur après la fermeture des établissements supérieurs d’autres départements.

Cette fermeture de Tolbiac s’installe alors que le gouvernement essaye de mettre à distance le scénario italien. La fermeture de ce centre de Paris constitue à ce titre un des premiers cas pour un établissement d’enseignement supérieur après la fermeture des établissements supérieurs d’autres départements.

 

Un plan d’attaque déconcertant ...

Mais la plus grande mesure est arrivée ce jeudi 12 mars au soir, le Président, Emmanuel Macron a annoncé la fermeture, à partir de lundi 16 mars et « jusqu'à nouvel ordre », des crèches, des établissements scolaires et universités. L'objectif est de freiner la propagation du nouveau coronavirus, qui a tué 61 personnes et en a contaminé près de 3 000 dans l'Hexagone, selon le dernier bilan dévoilé jeudi en début de soirée.

Dès lundi 16 mars, environ 12 millions d'élèves, et plus d'un million d'agents de l'Education nationale seront concernés par la fermeture de quelque 62 000 établissements scolaires. Par ailleurs, 74 universités vont fermer en France, ce qui concerne environ 1,6 million d'étudiants. Lors de son discours, Emmanuel Macron n'a pas fixé de date pour la réouverture de tous les établissements scolaires, qui pourrait s'effectuer en plusieurs temps, en fonction des zones.

Emmanuel Macron a justifié cette mesure par la nécessité de protéger les élèves et de réduire la diffusion du virus. « Nos enfants et nos plus jeunes, selon les scientifiques, sont ceux qui propagent semble-t-il le plus rapidement le virus, même si, pour les enfants, ils n'ont parfois pas de symptômes », a justifié le chef de l'Etat.

Les plus jeunes ne répandent a priori pas par nature davantage le Covid-19 que d'autres classes d'âge. Toutefois, « il leur est extrêmement difficile de respecter l'ensemble des consignes et des gestes barrières qui sont indispensables à respecter pour freiner au maximum la progression du virus », expliquait une note d'information et de recommandations publiée par le ministère de l'Education en fin de semaine dernière.

Et en conclusion le Président a annoncé ceci : Maintien des élections municipales, fermeture des crèches, établissements scolaires et universités, mobilisation maximale des médecins et soignants, mécanisme exceptionnel de chômage partiel, report des cotisations et impôts pour les sociétés : voici les principaux points de la déclaration d’Emmanuel Macron jeudi soir face à l’épidémie de coronavirus.

Emmanuel Macron hier a aussi finalisé son discours de la manière suivante « c’est un véritable plan de bataille contre la « plus grave crise sanitaire qu’ait connue la France depuis un siècle ». « Je compte sur vous », a-t-il répété à plusieurs reprises, comme un général s’adresse à ses troupes avant l’attaque, mais ceci parviendra-t -il à faire des Français de réels soldats … Il semble que la bataille soit ouverte et que nous, citoyens, devons plus que jamais être sur le front ! 

Affaire à suivre...

 

Doris Mandouélé

Le 13 mars 2020

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