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Week-end en vrac 27-29 mars

Alerte ! Redoublement d’efforts et de protections face au coronavirus …

par Doris Mandouélé

 

Attention ! La pandémie va sévèrement frapper pendant les semaines à venir....

Cette semaine encore, malgré les mesures de confinement plus ou moins bien respectées et le travail des soignants mené sans relâche, le coronavirus n’a cessé de faire des victimes.  

 

Aujourd’hui, nous faisons le point :

- L’Etat a décidé de prolonger le confinement pour une durée de quinze jours soit jusqu’au 15 avril 2020 pour le moment !

-En France, aujourd’hui les chiffres parlent : 37 575 personnes sont contaminées par le COVID-19 et 2 314 sont décédées, et 4 273 personnes en réanimation. On recense actuellement 17 620 personnes hospitalisées. 6 624 personnes sont sorties guéries de l'hôpital. 5 médecins décédés et un nombre important de personnel soignant touché par le covid-19 comme dans d’autres corps de métiers, travaillant maintenant avec la peur au ventre :  Peur d’être contaminés et peur de contaminer « les autres ». 

- Puis, c’est le célèbre musicien Manu Dibango qui, attaqué par le coronavirus, décède le mardi 24 mars 2020. Nous lui rendons hommage.

- L’Etat commence à lever le rideau sur les EPHAD en cette milieu de semaine en nous annonçant des complications pour les personnes âgées et le personnel soignant.

- De plus, nous mentionnons un point très important, à travers l’exemple de deux cas, le covid-19 ne touche pas seulement les personnes âgées, mais des personnes plus jeunes, peuvent être aussi frappées par cette foudroyante pandémie.

- Enfin, nous verrons « qu’une première » a été lancé en France : Un TGV sanitaire mis en place dans le grand ouest pour déplacer les malades en stade critique dans des hôpitaux non encore saturés.

 

Mais revenons d’abord sur la prolongation de ce confinement : Pourquoi l’Etat a-t-il décidé de rallonger cette mesure ? Et comment les français vivent-ils cette annonce ? Ne serait-ce pas là, un moyen de protection afin de traverser au mieux la vague qui s’annonce notamment sur l’île de France les deux prochaines semaines ?

 

Renforcement du confinement.

La France restera confinée pour encore quinze jours minimum. Le gouvernement a sorti une nouvelle version de l’attestation de déplacement ; toujours téléchargeable sur le net et gratuite (ATTENTION : on se méfie des escrocs qui tentent de les vendre !). Cette nouvelle attestation précise l’heure de départ du domicile, pour qu’il n’y ait pas d’abus, en soulignant des sorties qui n’excède pas plus d’une heure. Ces attestations sont recopiables à la main si vous n’avez pas la possibilité de les imprimer. Et on compte sur le bon sens de chaque citoyen pour que les sorties se passent au mieux, voici deux façons par exemple de respecter les procédures :

Pour l’exercice physique : les sorties sportives sont désormais limitées à un rayon de 1 km autour du domicile et pendant une heure maximum, de plus il faut mentionner l’heure de sortie. 

Pour limiter la tentation qui viserait à abuser des autorisations de sortie, la restriction s’impose ; on évite de se déplacer à l’extérieur plusieurs fois par jour et pour cela il faut faire un regroupement. Un exemple très simple : Au lieu d’aller à la pharmacie le matin et à la boulangerie l’après-midi on regroupe tout et on va acheter non pas une seule baguette par exemple mais on en prend plusieurs. En Vendée, une boulangerie propose d’acheter plusieurs pains fait spécialement pour le confinement, qui sont deux fois plus gros que le traditionnel et propose de le congeler.

Ce durcissement du confinement a pour objectif d’éviter la propagation du virus.

En effet, on ne le répétera jamais assez : Restez chez vous ! Parce qu’in fine, on ne sait toujours pas véritablement comment s’attrape ce virus, et encore moins comment le soigner même si les scientifiques ont tout de même bien avancé sur cette maladie.

Le #restezchezvous à double vitesse

Alors oui « restez chez vous » ce mot d’ordre doit être respecter surtout parce qu’on avance avec cette pandémie dans une France à deux vitesses : ceux qui sont obligés d’aller travailler, comme les soignants, les ambulanciers, les pompiers, les policiers mais aussi les caissières, les livreurs, les agents de propreté, les éboueurs, qui actifs font encore tourner l’économie du pays et nous permettent de vivre. On comprend donc qu’un nombre important de salariés « ceux qui vont au front » s’y rendent avec la boule au ventre puisque l’ultime protection contre ce virus pour le moment reste le confinement.

Ces hommes et femmes soignants, célébrés par le président de la République comme des              « héros en blouse blanche », applaudis sur les balcons par la population confinée, manquent cruellement de matériel (masques, gels hydroalcooliques), mais aussi de personnels.  Chaque jour des patients arrivent en masse à l’hôpital, alors que les conditions de travail ne sont pas adaptées et que les risques de contamination sont importants face à cette crise sanitaire. Alors comment travailler efficacement sans avoir les protections nécessaires ? La majeure partie avance qu’ils n’ont pas le choix, que c’est leur travail, leur mission. Cependant le gouvernement a fait appel aux étudiants en médecine, élèves infirmiers, retraités du secteur médical pour aider le personnel déjà en place.

Pendant que ce même personnel médical se bat contre le coronavirus un nouveau phénomène voit le jour : «la stigmatisation du soignant ». Un infirmier d’ile de France a reçu un courrier frappant. Dans la lettre, de son expéditeur, anonyme, celui-ci lui demandait de ne pas toucher les portes des parties communes de son immeuble, voire de déménager ailleurs pour les prochains jours. En effet certains développent des comportements déplacés envers ceux qui pratiquent des professions à risque. Mais dans un moment de crise n’est-il pas plus efficace de rester unis et de soutenir nos actions « d’attaque » ? Depuis quelque temps, beaucoup de professionnels de santé font le même constat : celui d’une peur diffuse d’une partie de la population, face à des infirmières et des médecins en contact quotidien avec des patients atteints du Covid-19. Heureusement il ne s’agit là que d’une minorité !

Face aux nombreuses tensions et au manquement que connait le secteur sanitaire et social, l’Agence Régionale de Santé Île-de-France met en place un espace dédié afin de collecter des masques chirurgicaux ou FFP2, des solutions hydroalcooliques et autre matériel. En début de semaine, LVMH, le leader mondial des produits de haute qualité, a annoncé offrir dix millions de masques en France : « LVMH a réussi, grâce à l'efficacité de son réseau mondial, à trouver un fournisseur industriel chinois capable de livrer dix millions de masques en France dans les prochains jours », a fait savoir le groupe de luxe dans un communiqué. "A l'heure actuelle il y a un « stock d'Etat » de 86 millions de masques, dont cinq millions de masques FFP2 plus protecteurs, le reste étant des masques chirurgicaux. Nous prévoyons une consommation de 24 millions de masques par semaine », a précisé le ministre.

Pour les deux semaines à venir, a-t-il dit, « la priorité sera donnée pour ces masques aux personnels de santé en ville comme à l'hôpital et aux personnes intervenant auprès des personnes âgées ». Concernant les autres professions qui réclament la distribution de masques (forces de l'ordre, distribution...) Olivier Véran, ministre de la santé, a indiqué que le Conseil scientifique serait à nouveau consulté mardi prochain notamment pour évoquer « le mode de répartition des masques ». 

On veut du gel !

Le gel hydroalcoolique se fait aussi rare ! Mais, Olivier Véran, a tenté de rassurer sur d'éventuels risques de pénurie. « Nous avons un énorme producteur de gel hydroalcoolique qui est capable de faire face à la demande. Les Français qui ont besoin d'acheter du gel hydroalcoolique vont en trouver dans les pharmacies », a-t-il dit. Avant d'ajouter : « Ce que je demande, c'est que le prix du gel ne soit pas multiplié par le contexte, ce ne serait pas acceptable».

De son côté, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) joue la prudence : elle propose une recette de gel hydroalcoolique, pour ceux qui souhaitent le fabriquer eux-mêmes. « La formule est connue et l’OMS la met à disposition » précise un média. Il s'agit d'aider les pays à produire localement ces solutions pour les pharmacies, les cliniques et les hôpitaux. Cette formule de l'OMS pourrait s'avérer bien utile si le gouvernement fait passer le niveau d'alerte face au coronavirus au stade 3, ce qui signifierait que le virus circule largement dans le pays. Dès lors, le risque d'une réelle pénurie de gel hydroalcoolique pourrait cette fois-ci se concrétiser.

Les pharmaciens se mobilisent aussi face au manque de gel hydroalcoolique. Un professionnel parisien a obtenu une dérogation de la part de la préfecture pour installer son laboratoire en pleine rue afin de fabriquer 10.000 litres de gel par jour. Dans le XIe arrondissement de la capitale, le carrefour d'une rue s'est transformé en laboratoire de fortune. Avec de l'alcool, de l'eau oxygénée, de la glycérine et de l'eau, Fabien Bruno, pharmacien, fabrique 10.000 litres de gel hydroalcoolique par jour.

 

« Cela représente 100.000 doses individuelles dans la poche », assure le pharmacien. La production est ensuite distribuée aux pharmaciens, mais aussi aux hôpitaux et aux forces de l'ordre. Un dispositif exceptionnel pour faire face à la crise. Fabien Bruno continuera sa production, dans son labo de plein air, jusqu’à ce que les industriels ne croulent plus sous les commandes et puissent répondre à la demande.

Des professionnels toujours actifs

Les éboueurs, eux aussi, sont en première ligne face à la pandémie. Le service de ramassage des ordures est maintenu dans les villes. Certains agents vont au travail stressés mais tous assurent que leur mission est pour le bien-être des habitants. Un éboueur affirme avec un sourire « les gens nous applaudissent lors des tournées, ils ouvrent leurs fenêtres pour nous remercier ». Selon Jean-Luc Pichot représentant CGT des éboueurs du Mans : « les éboueurs s'engagent sans réfléchir, ils le font pour le bien du collectif ». Babacar explique que dans certains quartiers, en raison du confinement, il y a davantage d'ordures ménagères, ce qui rend plus que jamais utile le maintien des collectes. Alors une fois la crise sanitaire passée, les éboueurs espèrent bien que le métier sera revalorisé et que personne n'oubliera le travail effectué en pleine pandémie.

Ce manque de moyens pousse certains professionnels, ambulanciers, pompiers, policiers caissières, livreurs, agents de propreté, à menacer d’arrêter de travailler par peur. Et oui, on voit bien que le virus prend le dessus et que l’angoisse entraine des comportements « de sauve qui peut » mais la plus grande part restent et travaillent coute que coute, tandis que plusieurs ont légitimement peur.   D’autres spontanément aident, c’est le cas d’un restaurateur de Seine et Marne qui livre des paniers repas aux personnels hospitaliers, quand Yvonne, retraité dans le Loiret réalise des masques chez elles pour ceux qui en ont besoin, ou encore de Danielle qui regroupe les courses à faire pour aider les personnes âgées vulnérables de son village.

« Le roi jazzy » Manu Dibango décède du Covid-19.

Le 24 mars 2020 c’est le décès de Manu Dibango qui nous a marqué.  Revenons sur le destin peu ordinaire d’un musicien, père de la musique africaine moderne. C’est à Douala au Cameroun qu’Emmanuel Dibango voit le jour en 1933, il apprend d’abord à jouer de la guitare avec un de ses oncle, puis arrive en France pour faire ses études en 1949, a 15 ans. Cependant, il se détourne très vite du chemin de l’école pour préférer la musique. Il a alors le plaisir d’être initié au piano, puis au saxophone, instrument qui devient son principal moyen d’expression artistique.

Manu Dibango crée une musique universelle, qui est à la fois africaine et caraïbéenne, américaine et européenne, mais surtout joyeuse. À chaque album, il invente de nouvelles mélodies du bonheur.

Mais c’est vraiment avec, « Soul Makossa », que Manu Dibango devient mondialement connu, musicien du monde, il fait éclater sa musique au-delà des frontières en collaborant avec des artistes tel que Sting, Youssou N’Dour, ou encore Serge Gainsbourg.

L’homme qu’on surnommait « Papa Groove », « le géant de la musique » s’en est allé. Le musicien est décédé à l'hôpital de Melun en région parisienne. Âgé de 86 ans, après avoir été testé positif au Covid-19, Manu Dibango est hélas l’une des premières personnalités mondiales à succomber à cette pandémie.

Depuis, l’annonce de son décès sur les réseaux sociaux ou dans les médias, les hommages à cette légende de la world music ne se comptent plus. Si les obsèques se feront dans l’intimité familiale, dans ce contexte de pandémie de coronavirus, il est prévu néanmoins un rassemblement dès que cela sera possible avec le plus grand nombre en hommage à « ce grand homme ». Le décès de Manu Dibango reste une grande perte pour l’humanité !

L’Etat évoque le cas des EPHAD 

En Ehpad le nombre de mort ne cesse d’augmenter. Un Médecin généraliste du 12ème arrondissement de Paris affirme que le Covid-19 est particulièrement plus dangereux pour les séniors. Une réalité qui se traduit déjà en partie dans les chiffres, 1331 personnes âgées seraient décédées en France du coronavirus. Le bilan est malheureusement inférieur à la réalité. Effectivement en Ehpad ou à domicile, des personnes âgées succombent plus à l'épidémie de Covid-19.

« On ne sait pas aujourd'hui mesurer l'étendue des dégâts dans les maisons de retraite », a résumé le président de la Fédération hospitalière de France Frédéric Valletoux.  Cette « zone d'ombre », selon ses mots, est aussi reconnue par le directeur général de santé Jérôme Salomon, qui mardi 24 mars 2020, au moment d'annoncer le bilan quotidien du nombre de décès « à l'hôpital », a dit qu'ils « ne représentent qu'une faible part de la mortalité ». Donc il est difficile de se prononcer aujourd'hui sur le nombre de victimes du coronavirus pour la population âgée. 

Le grand débat est le suivant : Est-ce que la France s’y est prise trop tard pour confiner les maisons de retraites ?

Il semble que non, mais même confinées avant le reste de la population, les maisons de retraite ne sont pas épargnées par le coronavirus, qui frappe déjà des Ehpad aux quatre coins du pays, faisant redouter le pire aux professionnels du secteur.

Les Ehpad avaient commencé à se barricader avant le confinement : visites restreintes, prise de température, gel hydroalcoolique et masques… Des mesures-barrières qui devaient bloquer l’entrée du virus, explique la déléguée générale de la fédération des maisons de retraite privées, mais les barrières n’ont pas été assez puissantes pour empêcher au virus d’entrée sans impunités dans nos maisons de retraites.

Malgré le confinement, les Ehpad sont davantage frappées et le nombre de décès ne fait que commencer malheureusement ! 

Toutefois ce virus touche aussi des plus jeunes, eux qui avec une certaine insouciance se croyaient protégés !

Une jeune fille de 16 ans décède : Un cas tragique

C'est la plus jeune victime du Covid-19 depuis le début de l'épidémie en France. Julie, une adolescente de 16 ans originaire de l'Essonne, est morte, dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 mars, à l'hôpital Necker de Paris. Elle ne souffrait d’aucune pathologie « Il faut arrêter de croire que cela ne touche que les personnes âgées. Personne n'est invincible face à ce virus », a confié sa sœur ainée à un journal après le décès de la jeune Julie. 

En effet le covid-19 frappe n’importe qui, et la pandémie ne s’essouffle pas, au contraire, elle nous nargue en courant de plus en plus vite avec pour seul but : toucher le plus de victimes possibles.

Un hôpital sur rail est évacué vers l’ouest. 

Jeudi 26 mars 2020 : C’est une première.  On assiste à une évacuation inédite. 

Vingt malades du coronavirus en réanimation ont quitté jeudi Strasbourg à bord d’un TGV médicalisé à destination des Pays-de-la-Loire, une opération sans précédent visant à soulager les hôpitaux alsaciens pris à la gorge par l’épidémie.

Le train est parti vers 11H00, en direction de l’ouest, où les hôpitaux d’Angers, Le Mans, Nantes et la Roche-sur-Yon ont pri en charge ces patients gravement atteints mais pour lesquels le transport par train ne représentait pas un risque excessif, a expliqué l’Agence régionale de Santé (ARS) des Pays-de-la-Loire.

Les moments les plus critiques du trajet ont été ceux pendant lesquels les malades ont été débarqués en gare d’Angers et de Nantes, selon l’ARS.

Dix patients débarqués dans la première gare et autant dans la seconde, le Samu assurant par la route le reste du trajet vers les hôpitaux, afin de ne pas ralentir le train par de multiples arrêts. 

Afin de soulager les hôpitaux du Grand Est, plusieurs opérations d’évacuation de patients avaient déjà été conduites par un Airbus de l’Armée de l’air vers d’autres établissements de soins en France, ce qui constituait également une première. Des évacuations ont aussi été organisées par hélicoptère vers des hôpitaux français moins sollicités.

Et depuis le week-end dernier, les pays frontaliers sont eux aussi venus à la rescousse du Grand Est, en accueillant plusieurs malades. Une quarantaine de lits de réanimation ont ainsi été mis à disposition des patients alsaciens mais aussi lorrains par l’Allemagne, la Suisse et le Luxembourg.

Autre première, à Mulhouse : un hôpital militaire de campagne, visité mercredi par le président Emmanuel Macron, a été déployé au pied de l’hôpital civil afin de prendre en charge une trentaine de ses patients.

La vague de la pandémie se déplace rapidement

On est maintenant dans la vague comme l’a affirmé le Président de la République. 

En effet, on parle beaucoup de la vague qui arrive en île de France. Fin de semaine et semaine suivante. Les 15 jours à venir semblent particulièrement difficile. Les chiffres augmentent tous les jours. Il y a cet appel de Hauts fonctionnaires de l’Etat pour avoir du matériel et faire venir du personnel. En Région Parisienne, il y a beaucoup de personnes qui meurent et les hôpitaux sont saturés. C’est une mobilisation générale contre une guerre sanitaire qu’il faut mettre en place. 

La crise sanitaire entraine une crise économique et sociale.  Le confinement généralisé a des conséquences économiques : arrêt du travail pour une grande partie des salariés et des indépendants, fermeture des cafés, restaurants, hôtels, spectacles, commerces non alimentaires, écoles, transports, et les compagnies d’aviation.

Certes, les commerces alimentaires et la célèbre entreprise, Amazon voient leur chiffre d’affaires augmenter. Mais au total l’activité économique est réduite.

Nos dirigeants politiques, président de la République, Premier ministre, ministre de l’Économie, ne cesse de nous répéter : « Faisons confiance à l’État ». Faisons donc confiance à l’Etat, d’accord, et nous verrons qu’elles mesurent il mettra en place pour faire redémarrer l’économie ! En attendant restons mobilisés et unis. 

En France, où la barre des mille morts a été franchie, le président Emmanuel Macron prône dans ces discours qu’on s’en sortira et que la France sera plus forte que jamais, il encourage les français à se mobiliser dans un élan de solidarité, puis achève ses discours avec toujours la même note, « Vive la France, Vive la république » !

Mais les français sont largement conscients qu’ils vont devoir prendre leur mal en patience !  De plus, il est rassurant mais en même temps très douloureux de savoirs que certains gestes sont maintenant rentrés dans nos habitudes : gants et masques, ce, jusqu’à fin avril, pour l’instant.

On reste alors encore confiné, comme des cosmonautes, surtout pour les travailleurs, ceux qui sont sur le front, et qui nous rappellent bien que nous sommes réellement en guerre, guerre, certes contre un ennemi invisible, mais bien impliqué, qu’on le veuille ou non dans une bataille inédite. 

Le temps de lire...

EHPAD, une honte française,

Broché, 2019, de Anne-Sophie PELLETIER

Editions Plon

288 pages

A partir de 13 € environ en kindle

 Anne-Sophie Pelletier ouvre les portes vers une humanité qu'on oublie voire met de côté, et dévoile les secrets des EHPAD, lieux où souvent les mots " humain ", " dignité " sont sacrifiés sur l'autel de la rentabilité et du profit.

" Je me souviens des chansons désuètes que me chantait ma grand-mère quand nous marchions dans les montagnes du Jura. De Ray Ventura à Georges Guétary, je les connais par cœur. Cette grand-mère je l'adorais. Et j'ai pris soin d'elle, sur la fin de sa vie. Ainsi que de nombreuses autres personnes âgées, à domicile ou en Ehpad. C'est cette vérité-là, ce lien unique avec nos aînés comme les coulisses de lieux pas toujours humains les accueillant, que ce livre vérité raconte. 

" Vieillir ", " le troisième âge ", " le quatrième âge ", pourquoi ces mots font-ils si peur ? Pour certains de nos " vieux ", ils sont synonymes d'une indépendance sans faille, d'une autonomie qui permet de profiter des années de labeur en partant en croisières, en voyages organisés, que sais-je encore. Mais pour tant d'autres, c'est la dure réalité d'une existence fragilisée qui s'impose, avec perte de l'autonomie, maladie, dépendance. Dans cet ouvrage, c'est de ceux-là que je souhaite narrer le quotidien, un quotidien dur, touchant, terrible vu par une soignante ayant décidé de les accompagner au mieux. Petits bonheurs, grandes tristesses face à l'institution qui ne met pas les moyens en place en fonction des véritables besoins, j'ai tout vécu et dévoile tout. 

Avec ce livre, j'ouvre les portes vers une humanité qu'on oublie voire met de côté, et dévoile les secrets des EHPAD, lieux où souvent les mots " humain ", " dignité " sont sacrifiés sur l'autel de la rentabilité et du profit. " 

Anne-Sophie Pelletier

Le métier d'infirmière en France, Poche,2009,

Catherine Duboys Fresney (Avec la contribution de), Georgette Perrin

L'histoire des infirmières est rythmée par l'évolution des besoins et de la demande sociale. Ce livre montre l'évolution de la fonction infirmière, présente également la situation actuelle de la profession en France et esquisse quelques ouvertures nécessaires afin que cette profession trouve sa place dans la société.

Catherine Duboys Fresney, titulaire d'un DEA de psychologie sociale, est infirmière générale. Georgette Perrin, titulaire d'une maîtrise en sciences sociales, était infirmière générale.


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