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Poursuivi pour provocation directe à un acte de terrorisme

Mardi 17 novembre, trois personnes auront à répondre devant le tribunal correctionnel de Lille de leurs propos haineux et de leurs violences racistes après la diffusion du reportage « Generation hate ».

 

Suite à ce reportage d'Al Jazeera diffusé à la fin de l’année 2018, un homme (dont l’avocat était par ailleurs candidat RN aux dernières municipales) est poursuivi pour "provocation directe à un acte de terrorisme" pour avoir évoqué une attaque à la voiture bélier contre le marché du quartier populaire de Wazemmes : "Je vais là-bas, je te fais un carnage. Charlie Hebdo à côté, c’est de la pisse de chien ! Marché de Wazemmes, c’est là où il y a tous les "gnoules" de Lille qui y vont. Tu y vas un dimanche en voiture, mais tu fais un bordel !", pouvait-on notamment entendre dans le reportage.

L’un d’entre eux sera également jugé par le tribunal correctionnel de Lille pour provocation publique à la haine ou la violence, notamment pour avoir effectué un salut nazi et trinqué au IIIe Reich.

Enfin, ils comparaîtront pour "violence en réunion" pour l'agression en janvier 2018 d'une adolescente de 14 ans, qu’ils avaient identifiée comme d’origine maghrébine. « Meuf ou pas meuf, c'est des rebeus ! » pouvait-on entendre dans le reportage.

 


Ces images sont pour la plupart filmées en caméra cachée dans les locaux du bar privé La Citadelle, situé en plein centre de Lille, décrit comme une « Maison de l’identité » et dont le président se présente comme le représentant régional du groupuscule d’ultradroite Génération identitaire.

 

 

SOS Racisme, qui a demandé à de multiples reprises la dissolution de Génération identitaire, attend de ce procès des condamnations à la hauteur de la gravité et de la violence de ces actes. SOS Racisme sera partie civile au procès et représenté par Maître Nef Naf, qui estime nécessaire que « la justice mette en évidence le caractère discriminatoire des actes qu’on constate dans ces vidéos. Il y a une idéologie derrière tout cela, la réponse de la justice doit être forte ».

 

Pour Dominique SOPO, président de SOS Racisme, « les actes qui seront jugés ce jour montrent le danger du racisme. Ils montrent également que ces actes sont d’autant plus facilités que l’on laisse des groupuscules – Génération identitaire - et des lieux- la Citadelle – déployer la haine. »


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