· 

Quand des joueurs de foot interrompent un match contre des propos racistes : C'est sport !

Franck Fife/AFP
Franck Fife/AFP

Interruption du match de Ligue des champions entre le PSG et le Basaksehir. Suite à des propos racistes, les joueurs des deux équipes quittent le terrain après 12 minutes de jeux.  Fin  de match ! Victoire contre le racisme !

 

Belle réaction, bel esprit d'équipe, chez les deux équipes ! 

En adoptant un comportement et des propos racistes lorsqu'il désigne selon sa couleur de peau Pierre Achille Webo, entraîneur adjoint du Basaksehir, le 4ème arbitre de la rencontre entre le PSG et le club stambouliote de Basaksehir a entraîné l’interruption du match. Non pas parce que le règlement de l'UEFA le prévoit mais parce que les joueurs l'ont décidé, indignés. 

En effet, à l’initiative des joueurs des deux équipes, le match a été de fait interrompu et ne reprendra que jeudi 10 décembre. 

 

Dans son communiqué de presse S.O.S Racisme souligne qu' "au-delà de cette réaction salutaire de refus du racisme, cette situation révèle plusieurs problèmes. Tour d’abord, le réglement de l’UEFA ne prévoit pas que ses agents puissent être auteurs de manquements en matière de racisme lors des matchs. En outre, cette situation illustre à quel point nous sommes encore loin du compte en matière de lutte contre le racisme au niveau de l’UEFA. Il est grand temps que les instances footballistiques européennes et internationales agissent contre le racisme autrement que par de simples campagnes de communication de célébration de la diversité au sein des équipes. Formation, sanctions, accompagnement spontané des victimes dans leurs démarches judiciaires... : la panoplie des actions possibles est large et il ne dépend que de ces instances de la déployer".

Franck Fife/AFP
Franck Fife/AFP

Pour Dominique SOPO, président de SOS Racisme,

« Cet incident et la réaction courageuse des joueurs des deux équipes sont un coup de semonce pour l’UEFA. Ils claquent également comme un cinglant désaveu aux propos de Noël Le Graët, « parrain du football français » qui, il y a quelques semaines, niait les problèmes de racisme dans le football en raison de la diversité qui y régne. L’insulte faite à un entraîneur noir montre à quel point sont décalés ces propos du président de la FFF. Des propos que l’on aimerait issus d’une époque lointaine et révolue ».


 

Virginie Legourd

Écrire commentaire

Commentaires: 0