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Condamnation des membres de Génération Identitaire

 

 

Le tribunal judiciaire de Lille a rendu hier son délibéré sur l'affaire impliquant trois membres du groupuscule Génération identitaire qui comparaissaient pour répondre de leurs propos haineux et de violences racistes, rendus publics la diffusion du reportage « Generation Hate » sur la chaîne d’Al Jazeera en 2018. Les condamnations de ces trois membres à des peines de prison, laissent peut-être présager la dissolution des groupuscules xénophobes et violents. C'est du moins ce que réclame S.O.S Racisme. 

 

Rappel des faits 

L’un d’entre eux était ainsi poursuivi pour « provocation directe à un acte de terrorisme » pour avoir évoqué une attaque à la voiture bélier contre le marché du quartier populaire de Wazemmes : « Je vais là-bas, je te fais un carnage. Charlie Hebdo à côté, c’est de la pisse de chien ! Marché de Wazemmes, c’est là où il y a tous les « gnoules » de Lille qui y vont. Tu y vas un dimanche en voiture, mais tu fais un bordel ! », pouvait-on notamment entendre dans le reportage.

Un autre devait également être jugé pour provocation publique à la haine ou la violence, notamment pour avoir effectué un salut nazi et trinqué au IIIe Reich.

Ils comparaissaient enfin pour « violence en réunion » pour l’agression en janvier 2018 d’une adolescente de 14 ans, qu’ils avaient identifiée comme d’origine maghrébine. « Meuf ou pas meuf, c’est des rebeus ! » pouvait-on entendre dans le reportage.

 

Les condamnations

Le Tribunal judiciaire de Lille a condamné les trois membres de Génération Identitaires aux peines suivantes :

- 8 mois de prison ferme avec 18 mois de sursis probatoire, ainsi qu’un stage de citoyenneté « pour apprendre à vivre avec les autres » a lancé le Président,

- 5 mois de prison ferme avec 18 mois de sursis probatoire,

- 3 mois avec sursis simple,

SOS Racisme, en tant que partie civile, se félicite de la condamnation des trois militants identitaires, de la sévérité des peines prononcées à leur encontre ainsi que de la reconnaissance par le Tribunal judiciaire de Lille du caractère discriminatoire de l’ensemble des infractions, sous couvert d’un contexte et d’une idéologie raciste.

 

 

 

 

SOS Racisme réitère sa demande de dissolution de « Génération identitaire », groupe violent et dangereux aux comportements contraires aux valeurs de la République.

 

 

"Nous appelons par ailleurs les autorités à la plus grande vigilance ainsi qu’à la plus grande fermeté à l’égard de groupes identitaires, racistes et/ou nationalistes qui n’ont souvent que la violence et l’intimidation comme mode d’action, comme l’illustre une nouvelle fois l’attaque le weekend dernier d’une librairie à Lyon. Au cours de cette attaque, déferlement de violence prémédité qui n’est pas sans rappeler l’attaque survenue à Ménilmontant l’été dernier, deux personnes qui préparaient des colis solidaires à destination de personnes dans le besoin ont été passées à tabac et blessées, dont une sévèrement".

 

 


A l’heure où le gouvernement, non sans arrière-pensées électoralistes, prétend se montrer particulièrement intraitable à l’égard de certaines associations, de leurs idéologues ou même de leurs sympathisants, soient-ils mineurs, il n’apparait que plus intolérable que de tels groupes, haineux, violents et connus de tous, continuent de pouvoir se réunir, s’organiser et passer à l’acte en toute impunité.

 

S.O.S Racisme et Virginie Legourd 

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