La Tentation du Bio

                                             

 

Après être restée longtemps sur la défensive. Redoutant même d’être embrigadée dans une secte de mangeurs de fruits moisis vêtus de vêtements en chanvre qui grattent… voilà que vous tendez l’oreille au défenseurs de la Bio. Il faut dire que face aux derniers scandales de l’alimentaire, il y a de quoi s’inquiéter. Après tout, savoir exactement ce que l’on mange et ce que l’on met sur notre corps semble tout légitime. Exiger que ces produits alimentaires ou cosmétiques ne soient pas trafiqués et finalement dangereux pour la santé, n’est pas qu’une pure folie de Bobos capricieux.


Les produits issus de l’agriculture biologiques bénéficient d’une traçabilité exemplaire. La différence avec les autres produits ? Leur mode de production est garanti sans pesticides et autres produits chimiques polluants. Concernant les cosmétiques, 95% des composants doivent être naturels et les 5% restants doivent figurer sur une liste dite positive. Mais ce pourcentage dépendant des labels. Un coup d’œil attentif sur le dos des paquets s’impose. Ce geste réflexe, beaucoup d’entre nous l’ont adopté au quotidien. C’est sans doute pour cela que les produits bio sortent des boutiques spécialisées. Ils se démocratisent et deviennent carrément abordables. Les grands chefs tels que Marc Veyrat en sont adeptes. Les grands noms du de la grande distribution et du discount possèdent désormais leur gamme bio. Elles proposent des produits au prix des marques, voir en-dessous. Certes, il y a moins de pub à la télévision et les paquets de céréales attirent moins le regard des enfants que les grands block buster… mais c’est tout de même meilleur pour la santé. D’ailleurs les grandes marques alimentaires et cosmétiques l’ont bien compris et se mettent elles aussi au bio. Comment s’y retrouver et faire peau neuve ? 

Les règles de base

Tous les produits cosmétiques, bio ou non, sont composés de trois ingrédients principaux : un excipient, un principe actif et des additifs. La différence se fait donc au niveau du caractère naturel ou chimique de ces ingrédients.

- L’excipient est la substance qui permet au principe actif de mieux pénétrer dans l’épiderme. Il peut s’agir d’une huile végétale (amande douce, avocat, olive), d’un beurre (de karité, de cacao) ou d’un gel à base d’eau. Les produits bio n’utilisent pas d’excipient d’origine animale comme la graisse de baleine ou de produit chimique tels que la silicone.

- Le principe actif est l’ingrédient sensé agir et donc «faire effet». Le plus souvent dans les cosmétiques naturels, ce sont des extraits de fruits ou de légumes : le concombre pour hydrater, le thé vert pour assainir, l’huile d’argan pour réparer… Parfois, ce sont des vitamines ou des minéraux qui viennent à la rescousse, et pourquoi pas de la cire d’abeille, ou des oligo-éléments issus de la mer.


- Les additifs sont très nombreux dans les produits de beauté «classiques» alors qu’on les limite au maximum dans les soins bio. Ils servent à colorer, parfumer, conserver et sont souvent source d’allergies pour les peaux sensibles. En remplacement des formules chimiques, colorants artificiels, dérivés pétrochimiques et paraben, les laboratoires utilisent des produits naturels qui marchent tout aussi bien et limitent considérablement les risques pour les utilisatrices.



Comprendre les labels


Ecocert, Bio, Cosmébio… on s’y perd un peu face à tant de promesse de naturalité. Mais ce n’est pas parce que votre gel douche contient des huiles essentielles ou que votre démaquillant est parfumé au coquelicot qu’ils sont forcément bio. Parmi les cosmétiques qui font des efforts, il y a ceux qui bannissent les tests contre les animaux, ceux qui sont garantis sans OGM, ceux qui respectent l’environnement, ceux qui contiennent des ingrédients issus de l’agriculture biologique… chacun avec estampillage d’un ou plusieurs labels.

En France, il existe des labels qui certifient l’origine et la qualité de produits alimentaires comme les AOC, le Label Rouge… En cosmétiques, c’est plus compliqué. Il s’agit de marques privées qui ne sont pas soumises à la loi mais délivrent un label aux produits qui répondent à leur cahier des charges.


La Charte Cosmébio et son label BIO : va bien au-delà de la seule présence dans la formule de produits issus de l’agriculture biologique. Elle se fonde sur un cahier des charges extrêmement exigeant certifié par Ecocert (organisme agréé par l’Etat) auprès du Ministère de l’Industrie. Elle établit la liste des matières premières agréées ou exclues en raison de leur origine et des procédés de fabrication. Les conservateurs chimiques, les parfums et colorants de synthèse en sont naturellement exclus. La certification s’applique aussi aux méthodes de fabrication, à l’environnement des usines… Les emballages ne doivent pas polluer et aucun test ne doit être effectué sur des animaux. Mieux encore, certains participent au commerce équitable en garantissant des salaires décents aux ouvriers qu’ils font travailler dans des pays en développement.

Label BDIH : l’Allemagne, plus grand marché des cosmétiques bio en Europe, a créé ce label en 1951. Il donne la priorité aux matières premières végétales et naturelles et interdit notamment les colorants ou parfums de synthèse, les OGM, l’irradiation…


Label Nature & Progrès : Depuis 1998 le label Nature & Progrès soumet ses producteurs, transformateurs, fournisseurs, distributeurs et consommateurs à une charte commune. Celle-ci a un triple objectif écologique, économique et social. Elle concerne donc également la gestion environnementale de la production, la solidarité et l’entraide entre le personnel des marque labellisées.


Ecocert : Ecocert est un organisme français de contrôle et de certification dont l'activité est à ce titre encadrée et reconnue par les pouvoirs publics. Ilintervient quotidiennement sur le terrain, afin de garantir le respect des normes spécifiques à l'Agriculture Biologique. Il certifie une démarche et des méthodes de production respectueuses. 


Virginie Legourd

 

                                                                                                                08/02/2016



 

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