On est Champions du Monde !!!

Pour quelle autre victoire des millions de Français descendent-ils faire la fête tous ensemble dans toutes les rues de France ? 

On ne saurait vous dire pourquoi avec certitude mais il n’y a qu’avec le foot que cela fonctionne. Que vous soyez assidu supporter, sportif pratiquant, passionné ou juste français, ça marche, même pour ceux qui n’y connaissent pas grand chose,  c’est peut-être l’aspect collectif de la discipline. D’un coup, on aime tous le foot, on est tous fiers d’être bleus, on est tous des champions du monde,on est tous français. C’est l’effet foot !

 

Bleu, blanc, rouge ? 

Black, blanc, beur en 1998, ils l’ont fait. Une génération plus tard, Fiers d’être Bleus en 2018, ils l’ont fait. On l’a fait ! En 1998, d'après les fachos de l'époque, les joueurs non blanc, n’avait pas leur place en équipe de France (En octobre 1976, le sélectionneur de l'équipe de France Michel Hidalgo fait de Marius Trésor le premier Antillais capitaine des Bleus.) 

Le mot race, rappelons-le a été retiré de la Constitution, parce qu’il n’y a qu’une race, la race humaine. On parle de joueurs français ! Même après le retour des vainqueurs, il y a 20 ans, on a osé parlé de quotas. Alors que la France se vit diverse et ensemble, les forces obscures oeuvrent pour diviser, encore et toujours. En 2010, sous Sarkozy on assiste même à une équipe de France qui se met en grève. De faux propos sont imputés à Anelka. S’en suit la vague de discours nauséabonds traitant les joueurs de racaille, leur reprochant leur mauvais comportement et de ne pas chanter la marseillaise, surtout à ceux qui ont la peau foncée. 8 ans plus tard l’entraîneur de l’époque avoue qu’il n’a jamais été insulté par Anelka ! Sale ! Ne pas soutenir ni aimer sa jeunesse, c’est comme une mère qui n’aime pas ses enfants… On ne construit rien.


Mais les Bleus 2018 viennent en remettre une couche. Ils persistent et signent. Ils jouent tous ensemble, toute origine sociale confondue. Du plus jeune Kylian M’Bappé, âgé de 19 ans, au plus âgé Steve Mandanda, 33 ans, remplaçant du gardien et capitaine Hugo Lloris (31 ans), plus de 10 ans séparent certains joueurs. Ils viennent de toute la France, métropolitains, ultra-marins, de la banlieue ou des grandes villes. Ils jouent et gagnent ensemble. Parce que la France c’est eux, c’est nous. Bleu, blanc, rouge, c’est eux, c’est nous, tous ensemble, riche de nos diversités. Les vrais Français, c’est eux, c’est nous ! 

©Reuters

Didier, le retour

On se souvient des mots de son entraîneur Aimé Jacquet « Je ne pardonnerai jamais » face aux critiques des médias sur sa sélection en 1998. Comme son coach en 1998, Didier Deschamps a été très critiqué en 2018, dans sa sélection, mais aussi dans le jeu de ses joueurs… Voui, le jeu des champions du monde ! Y’en a qui osent… On a envie de leur dire, mais vas-y toi sur le terrain, vas la chercher cette coupe, beau parleur en carton ! Parce que Didier, quoi qu’on en dise est allé la chercher et la rapporter deux fois cette coupe. La première fois en 1998 il était défenseur, capitaine de l’équipe de France, la seconde comme entraîneur de l’équipe de France 2018. Ils sont seulement 3 à l'avoir fait : Mario Zagallo (Brésil) et Franz Beckenbauer (Allemagne). Didier ne se déplace pas pour rien ! C’est magique, de le voir avec la coupe du monde une seconde fois  entre les mains. Magique de voir ses joueurs le faire sauter en l’air. Magique d’entendre Paul Pogba    « C’est lui notre étoile ! » 

Avec ses 23 joueurs, ils sont les nouveaux héros. Merci pour cette sélection, y avoir cru et l’avoir fait, merci pour votre esprit, vos actions, vos buts, vos arrêts, vos chants et petits pas de danse…  Merci aux gardiens : 23- Alphonse Areola (PSG), 1- Hugo Lloris (Tottenham), 16- Steve Mandanda (Marseille). Merci aux défenseurs : 2- Benjamin Pavard (Stuttgart), 19- Djibril Sidibé (Monaco), 3- Presnel Kimpembe (PSG), 17- Adil Rami (Marseille), 4- Raphaël Varane (Real Madrid), 5- Samuel Umtiti (FC Barcelone), 21- Lucas Hernandez (Atlético Madrid), 22- Benjamin Mendy (Manchester City).Merci les milieux de terrain : Milieux, 13- N'Golo Kanté (Chelsea), 14- Blaise Matuidi (Juventus Turin), 15- Steven Nzonzi (FC Séville), 6- Paul Pogba (Manchester United), 12- Corentin Tolisso (Bayern Munich). Merci les attaquants : 11- Ousmane Dembélé (FC Barcelone), 18- Nabil Fekir (Lyon), 9- Olivier Giroud (Chelsea), 7- Antoine Griezmann (Atlético Madrid), 8- Thomas Lemar (Monaco), 10- Kylian Mbappé (PSG), 20- Florian Thauvin (Marseille). 

 

A la Grande-Motte

La Rebellissime family a assisté l’événement au Pasino de La Grande-Motte (34). Une ville qui fête ses 50 ans, connue pour être sortie des dunes et afficher son architecture soixante huitarde sur les bords de la Méditerranée. On y croise des jeunes, des familles, des seniors, avec des drapeaux, perruques et autres, bleu, blanc, rouge. Calme plat, avant le match, les visages sont tendus. On esquisse un sourire quand on croise d’autres personnes affichant des joues peintes en bleu, blanc, rouge. Ces couleurs volées à la France par l’extrême droite, on se les réaproprie. Pour avoir connu l’époque des Skins, de la montée du FN, c’est encore difficile d’utiliser le stick tricolore sur les joues. Difficile  d’agiter un drapeau et d’enfiler une perruque bleu, blanc rouge. Mais dans les rues, c’est la communion, même sur la plage on voit des drapeaux ! Au Pasino, la salle de spectacle a déroulé l’écran géant pour accueillir gratuitement les supporters et assister au  match tous ensemble. Animateur, pom pom girl, goodies, tout est là. Après les 20 premières minutes hyper tendues, les visages se décrispent. Ça chante, ça se lève, ça crie, ça applaudit. Tous ensemble ! 

2 étoiles

A chaque coupe du monde gagnée, on ajoute une étoile sur le maillot officiel. Avec cette seconde étoile, certains diront que les Bleus entrent dans la cour des grands en rejoignant l’Argentine  (1978, 1986) et l’Uruguay (1930, 1950), et se préparent à faire de l’ombre à ceux qui en ont déjà 4 comme l’Allemagne (1954, 1974, 1990, 2014) et l’Italie (1934,1938, 1982, 2006), voir 5 comme le Brésil (1958,1974, 1990, 2014). Mais là, ils nous parlent d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître! Cette Coupe du Monde marque également un renouveau, avec des équipes et des joueurs légendaires qui voient la relève arriver. Moins connus, ils sont l’avenir. 

Cette seconde étoile, il est déjà coutume de dire que ce n’est pas en Russie qu’elle a été gagnée mais en France. Parce que progressivement, cette jeune équipe a charmé tout un peuple, mis en lumière et inspiré toute une jeune génération. L'équipe a une moyenne d'âge de 25 ans ! Pour le maillot, il va falloir attendre un peu. Sur le site officiel de l’équipementier Nike, il faut s’inscrire et demander à être prévenu de la disponibilité. Comptez entre 70 et 120 euros pour les juniors et à partir de 85 euros pour les adultes.

nike.com

fff.fr


Les temps changent

Le rappeur français Niska, dans ce film présentant une partie de la collection FFF, se fait la voix de cette génération qui depuis les stabilisés de Marseille, les pelouses lyonnaises ou les tours de Bondy, y croit aussi grâce à son équipe de foot. 

La RATP rebaptise pour 48h, 6 de ses stations : 

Avron (ligne 2) devient « Nous Avron Gagné », Charles de Gaulle - Etoile (ligne 2) se transforme en « On a 2 Étoiles », Victor Hugo (ligne 2) se mue en « Victor Hugo Lloris », Bercy (lignes 6 et 14) dit « Bercy les Bleus », Notre-Dame des Champs (ligne 12) devient « Notre Didier Deschamps », Champs-Elysées - Clémenceau (ligne 13) enfin, rend également hommage au sélectionneur de 

l’équipe de France en devenant « Deschamps Elysées - Clémenceau » 

Pour cette coupe du monde, selfies et réseaux sont de rigueur. Les joueurs ont partagé de l’intérieur leur coupe du monde. Du coup, on a chanté avec eux, dansé avec eux, reçu les félicitations du président de la République avec eux. 


 

 

La Rebellissime Family

 

Le 16  juillet 2018



 

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