Il est trop chou... de Bruxelles

Il aura fallu des années pour que l'on se rencontre en vrai, et là, coup de foudre ! Mais pourquoi avoir attendu si longtemps pour te révéler à mes papilles, mon chou ?

Pour dire toute la vérité et rien que la vérité, c'est grâce au programme Bootcamp de Valérie Orsoni que j'ai découvert le chou de Bruxelles. Le vrai. Brassica oleracea var. gemmifera  appartient à la famille des brassicaceae. Faut bien faire les présentations, rapport à Joey Starr "parce qu'on n'est pas des pantins, quand tu vas chez les gens tu t'annonces"* . Cette famille des bracicacées, ou crucifères, regroupe des plantes herbacées du nord de l'Europe, dont les choux, navets, colza, moutarde, raifort, cresson... Déjà cela nous parle plus. Leur autre point commun, à part d'être cousins avec les gros choux, c'est de donner un petit goût particulier, un rien âcre, aux plats qu'ils composent ou accompagnent. Mais pour en revenir au chou de Bruxelles, ce qui me dérangeait le plus, c'était l'odeur... mais tout cela c'est du passé !


Merci Valérie !

Merci pour le chou de Bruxelles ! Mais d'ailleurs, qui veut la mort du chou de Bruxelles ? C'est un véritable complot qui se trame contre ce pauvre chou. Avant qu'une recette du programme Bootcamp de Valérie Orsoni, ne m'indique comment le cuisiner frais, je l'achetais en boîte. Je croyais que l'odeur horrible qui s'en dégageait était celle du chou de Bruxelles. Je croyais même que l'arrière goût super beurk-amer qui va avec l'odeur et qui ne s'en va pas, même une fois les choux rincés, était celui du chou de Bruxelles. C'est une mauvais blague belge ! Grâce à vous, j'ai découvert le chou de Bruxelles frais, tout mignon, tout rond, tout vert sur les étales du rayon légumes. Aux côtés de ses cousins les choux de toutes sortes, il m'attendait. Pas d'odeur, rien. Une joli couleur et la sensation de découvrir un nouveau légume. Tout mini, tout mimi. J'avais peur que l'odeur se dégage à la cuisson, mais non. Il se cuit simplement, une fois un peu rissolé dans de l'huile et un oignon. On le déglace avec un peu du thé vert. On en rajoute au fur et à mesure de la cuisson, au fur et à mesure que les choux l'absorbent. C'est relativement rapide. Une dizaine ou une vingtaine de minutes maximum. Et le goût... rien à voir avec les choux de Bruxelles en boîte. Une texture qui fond dans la bouche et un petit goût de chou délicieux. Merci pour le chou de Bruxelles, merci pour mes papilles ! Merci pour l'apport en polyphénols aux propriétés anti-oxydantes. Eh... oui, manger des choux de Bruxelles c'est aussi lutter contre les maladies cardio-vasculaires, en évitant l'oxydation du mauvais cholestérol. Il s'agirait également de prévenir l'apparition de tumeurs, de préserver notre capital osseux et même de rester jeune ! Mais non, je ne suis pas droguée !!! Je mange des choux de Bruxelles, je vous dis. 

Pourquoi de Bruxelles ?

Parce que ce chou en est originaire ! C'est un chou belge et depuis belle lurette, comme dirait ma grand-mère. De Bruxelles, donc et ce depuis la construction de la seconde enceinte de Bruxelles, entre 1356 et 1383. Quelques deux cent ans plus tard, la culture maraîchère se développe dans l'actuelle commune de Saint-Gilles, alors appelée Obbrussel. Et elle se développe à grands pas. Il faut, en effet, nourrir les Bruxellois en plein essor démographique. Toutes les terres cultivables le sont, principalement avec des choux. A l'époque, on pense déjà rendement, rendement, rendement... Les Saint-Gillois créent alors un hybride de chou qui présente l'avantage de pouvoir se cultiver en hauteur et de prendre moins de place ! Et quand on le regarde de plus près, ce petit chou, et qu'on le découpe, il ressemble trait pour trait à ses gros cousins, version miniature. Bien joué les Kuulkappers ! C'est le surnom que cette nouvelle culture valut aux habitants de Saint-Gilles : les coupeurs de choux. C'est pas une blague, même que depuis le 2 avril 1985, il existe la Confrérie de l'Ordre des Kuulkappers pour défendre et faire mieux connaître la commune de Saint-Gilles. Demandez-leur ! 


Un chou à la maison

Pour bien commencer l'histoire entre nous et nos choux, il faut veiller à les choisir bien serrés, c'est à dire que leurs feuilles soient bien serrées les unes sur les autres, d'un beau vert, sans tâches, surtout pas flétries ou ramollies. Choisissons donc les choux de Bruxelles bien fermes ! On ne va tout de même pas se coltiner des choux en fin de vie! On les trouve généralement durant l'automne et l'hiver. 

Une fois chez vous, pour bien conserver les choux de Bruxelles, pas de panique. Ils se tiennent très bien plusieurs semaines dans un endroit frais. On vérifie tout de même qu'ils restent bien verts et bien fermes. Ils peuvent également se conserver dans le bac à légumes du réfrigérateur. C'est ce que j'ai fait, sans problème, ni odeur. Au cas où, on tarde vraiment trop à les consommer, reste la solution congélation : on les lave, on coupe le petit bout de tronc qui dépasse au bout et on enlève aussi les feuilles éventuellement flétries**, on les blanchit 3 à 4 minutes dans l'eau bouillante, on les laisse refroidir, et hop ! Au congel !

Pour les cuisiner ? Oui, parce que les choux de Bruxelles crus, non ! Même pas en rêve, ni en salade ! On peut donc, les faire cuire 10 à 15 minutes dans l'eau bouillante et salée, ou à la vapeur. On peut ensuite les servir avec un peu de beurre de sel, d'herbes... ça c'est la base. Comptez à peu près 150 grammes par personne ! Après, les choux sont ouverts à bon nombre d'improvisations. Je ne vais pas tarder à ajouter des recettes simples et savoureuses. Plus on est de choux, plus on rit !!!!

 

Virginie Legourd.

 

 

 

                                                                                                                        18 mai 2016

 

 

* Promis, j'le ferai plus.

** Ces deux étapes sont valables à chaque fois que l'on veut cuisiner nos petits choux de Bruxelles



 

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