LE COMBAT CONTINUE CONTRE LA HAINE

Steevy Gustave « A chaque fois que la République sera en danger, je serai là ! Aujourd'hui le combat continue."

 

 

 

Certes plus de 10 millions de votes FN, ça fait mal à ma France, mais comme nous le confient les personnalités des arts, de la culture et des médias :  Audrey Pulvar, Mokobé, Matilda May, Féfé, Flavia Coelho, ce n'est pas la France !  

Vous l'aurez compris, Rebellissime c'est pas le FN. Malgré son travail de banalisation, de polissage, et sa récente défaite aux élections présidentielles, il reste un parti raciste.  Pour ma génération, le FN, c'est les skinheads que les hippopiens, les Redskins ont chassé de la place. Aujourd'hui leur cheveux rasés ont bien repoussé, leur bombers sont devenus un accessoire de mode. On les retrouve avec leur potes du Gud qui ont déserté Assas, dans les rangs des manifestants et des services d'ordre du FN.  Ceux qui, pour s'amuser et célébrer Jeanne d'Arc en 1995, jettent Brahim Bouarram, un Marocain de 29 ans, père de deux enfants, dans la Seine. Mais le 7 mai dernier, les Français, oui madame les Français...ont dit non au Front National. Et bam ! Les gens ne t'aiment pas, les gens ont la haine contre le FN... Et rebam, ça dégage ! La haine, la division, le repli... Mais ce coup-ci attention, on reste soudés, l'ennemi menace et le combat continue, ensemble !

 

 

Plus de 15 000 personnes place de la République à Paris, le 4 mai 2017

Tété

Pete Doherty


La fin de leur monde

Le FN n'a pas le monopole de la France ni des Français. La France ce n'est pas eux. La France c'est nous, nos parents, nos enfants... Nous vivons ensemble, très attachés aux valeurs de la République et de la démocratie. Qu'importe les plus ou moins grands succès de l'entreprise de banalisation, de madame qui vous savez. Elle n’en demeure pas moins une ennemie de ces valeurs.

Amour, croire en ses rêves, famille, unité... Le monde des Bisounours ? Les Bisounours vous emmerdent ! Marre de me prendre des murs parce que je crois en l'amour  marre de me faire  rembarrer parce qu'il est de bon ton de faire la gueule, marre d'être vue comme une utopiste baba cool quand je dis que la guerre c'est nul, qu'on doit vivre ensemble, apprendre à se connaître, pour s'aimer et vivre en paix. Vivre ensemble, c'est de la folie ?  OK, bah, j'suis folle alors, et je ne suis pas toute seule : 38% d'abstention, plus de 4 millions de vote nul ou blanc, 20 millions de votes pour Macron (2 fois plus que pour le FN), 12 millions d'abstentionnistes. C'est qui les fous ?  C'est qui les violents ? 

Les artistes contre la haine...

A part Personne, Franck de la... pas d'artiste autour du FN, pourquoi ? Peut-être parce que le monde des arts et de la culture leur est totalement étranger (hi hi hi ! Je kiff  ma vanne). 

Le monde des arts et de la culture a répondu présent à l'appel de Steevy Gustave, le 4 mai 2017, pour le concert la République réplique, contre le FN. La République a fait place comble, plus de 15 000 personnes, malgré la pluie et n'en déplaise à certains détracteur médiatiques... (10 000 selon la police, 25 000 selon les organisateurs. Sachant qu'une place de la République pleine ce sont 20 000 personnes... et la Rebellissime Familiy l'a vue pleine et chantante cette place, vue de nos yeux vue !). Steevy Gustave, ancien adjoint au maire et actuel élu de l'opposition Divers gauche de Brétigny sur Orge (Essonne), est aussi l'un des pionniers du mouvement hip hop français, intronisé par Africa Bambaataa. Il en revendique et défend aujourd'hui encore et toujours toutes les valeurs : Peace, unity, love, and having fun ... 

Après les élections, la défaite du FN, Steevy nous dit pourquoi le combat continue. « A chaque fois que la République sera en danger, je serai là ! Aujourd'hui le combat continue. Le combat pour le vivre ensemble peut et doit se décliner sous de nombreuses formes et dans de nombreux domaines de notre société et de la vie politique. La culture, bien sur, mais aussi l'associatif par exemple. C'est une nécessité pour faire vivre la République » affirme Steevy. Mais pourquoi la notion de vivre ensemble est-elle si importante ? «Parce que tant que les gens se rencontrent et se parlent, échangent autour d'un message de fraternité, les choses peuvent changer ». C'est à quoi Steevy Gustave œuvre chaque jour, conscient des risques qu’entraîne le repli sur soi prôné par le parti de la haine. «Quand les gens ne se rencontrent pas, campent sur leurs appréhensions et leurs préjugés sur l'autre, la société est en danger. Ce qui fait le lit de la haine, c'est la peur de l'autre souvent par simple méconnaissance. Juste parce qu'on ne se parle pas ! C'est le cas pour beaucoup de préjugés sur les juifs, les musulmans... et l'ont voit jusqu'où cela peut être clivant et ravageur pour notre pays ». Depuis des années, son combat consiste à créer et tisser ce lien. «Lors d'un concert comme celui du 4 mai 2017, il y avait peut-être des personnes dans la foule ou dans la rue qui s'apprêtaient à voter Le Pen et qui en écoutant les paroles des artistes et professionnels de la culture présents sur scène, en appréciant la musique, en regardant les gens présents autour de lui, réalise que tous ses préjugés sont faux. Si je peux changer ainsi une seule personne, des milliers peuvent suivre, parce qu'elle va partager son expérience et sa vision du monde transformée. Ce 4 mai, nous avons peut-être évité des votes FN, évité que certains ne basculent du côté obscur ». Pour mener son combat, Steevy Gustave a deux armes : « ma plume et des événements comme ce concert », mais pas que, il a beaucoup d'amour pour les autres, une détermination à toute épreuve, et un sacré carnet d'adresses. Parce que  réunir Jane Birkin, Pete Doherty, FFF, Féfé, Flavia Coelho, Mokobé, Gush, Tété, les Wampas, Jacob Desvarieux-Kassav, Gérald dahan, Oumou Kouyaté, Naive New Beaters, Phil Darwin, Camille Bazbaz, Carmen Maria Vega, Bab El West, the AFM, Zaza Fournier... des dizaines de personnalités médiatiques présentes et engagées. A la demande d'une quarantaine d'associations, notre producteur militant à accepter d'organiser ce concert... en 4 jours ! Fallait le faire !  Et il l'a fait ! 

 

Jane Birkin

Peace or violence ? 

Violents, vulgaires les rappeurs ? Violents, vulgaires, les tweets de Benjamin Biolay, Mathieu Kassovitz, ou de Gilles Lellouch à l'encontre de Dupont-Aignan ? La violence c'est 2000 lettres d'insultes et de menaces des partisans du FN quand Sonia Rolland devient Miss France en 2000. La violence c'est l'existence d'un parti de la haine. La violence c'est plus de 21% au premier tour. La violence c'est la une d'un magazine comparant la ministre Christiane Taubira à un singe. La violence c'est 1/4 de la France qui refuse de vivre avec l'autre, s'approprie les couleurs du drapeau jusqu'à ce que les enfants de la République ne les reconnaissent pas, ne s'y reconnaissent plus, se taisent lors de la Marseillaise et fuient les urnes ! La violence c'est le petit Loïc, 10 ans harcelé et frappé par ses « camarades » de classe parce qu'il est noir.  La violence c'est mépriser le souvenir de tous ceux qui sont morts pour la France en traitant leurs arrières petits enfants d'étrangers ou en bafouant les valeurs, la liberté, de ce pays. Depuis des décennies, eh oui, putain des décennies, les arts et la culture luttent contre la haine, libérés des chaînes mentales et des frontières. Peace !

L'extrême droite ne passera pas par nous... 

Le 8 mai, on a pu se lever la tête haute, sortir et sourire à son voisin... et se rendre compte qu'on a bien flippé tout de même. Parce qu'à un moment on a bien eu peur de voir le FN arriver au pouvoir, comme Trump aux Etats-Unis, le Brexit... Après tout dans un monde où un raciste, qui passe sa journée à twitter des trucs qu'on ne comprend pas et qui doit compter sur sa femme pour lui rappeler de mettre sa main sur le cœur lors de l'hymne national, peut prendre la tête de ce que l’occident considère comme la première puissance du monde, sans qu'une révolution n'ai lieu ! Pourquoi pas ici ? Parce qu'en France on t'a dit non ! Et que de cela on peut être fiers. Imaginez sinon, la honte internationale en plus de la défaite, des armes à prendre et des valises à préparer ! 

 

Bon, place aux interviews... Savourez les paroles d'Audrey Pulvar, Mokobé, Mathilda May, Féfé, Flavia Coelho, pendant ce temps je vais nettoyer mes doigts, mon clavier et bien brosser mes dents. J'ai bien trop écrit et prononcé le nom des autres fachos. J'ai dépassé  mon quota sur 7 générations ! 

Rebellissime : "Pourquoi est-ce important d'être là?" 

Audrey Pulvar : "Important et indispensable... vous êtes nombreux à me demander pourquoi c'est important d'être présente ce soir. Pour moi, ce n'est pas seulement important, c'est indispensable ! Parce qu'il y a des forces, conservatrices, réactionnaires, d'extrême-droite, racistes qui sont à l’œuvre contre la République, contre une partie des Français. Je crois qu'il nous faut défendre la République et défendre l'ensemble des Français. Comme je le disais sur scène, nous sommes chez nous aussi! Nous ne sommes pas des Français entièrement à part, nous sommes des Français à part entière. Nous les humanistes, nous les défenseurs des libertés, les défenseurs de la république, pour les Français et pour les étrangers vivant en France, nous devons être mobilisés. Nous devons redire ce que nous voulons encore et toujours, dire que le Front National n'a pas changé. Que laisser ce parti monter dans les résultats, soit par le biais de l'abstention, soit encore pire en votant pour lui, c'est légitimer sa parole raciste. Et ça, je ne le veux pas !" 

 

Rebellissime : "En revoyant les images de 2002, on se demande comment on a pu en arriver là ?" 

Audrey Pulvar : "Il y a beaucoup de raisons ! Évidemment des raisons liées aux politiques menées par la droite et par la gauche, qui ont été extrêmement déceptives pour beaucoup de ceux qui avaient votés pour eux. Il y a aussi le fait que la classe politique ai rendu légitimes les élus du Front National pendant 10 ans et qu'au bout de 10 ans, pour reprendre une ancienne du Front National choisissent l'originale plutôt que la copie. Il y a évidement les conditions économiques avec tout un tas de périls qui nous frappent et contre lesquels beaucoup d'entre nous se sentent apeurés et démunis. Certains ont alors tendance au lieu d'aller vers l'autre à se replier sur eux-mêmes. Il n'empêche que nous qui défendons la République, nous qui défendons les valeurs humanistes,  nous qui défendons les droits de façon universelle... Nous devons nous mobiliser!"

 

Rebellissime : "Quels sont les rebelles qui vous inspirent ?" 

Audrey Pulvar : "Il y a plein de rebelles qui m'inspirent. Angela Davis, Toni Morrisson, Nelson Mandela,  Gisèle Halimi, Martin Luther King, Bertrand Russe était un grand rebelle. Ce sont des gens qui m'ont beaucoup inspirée. William Faulkner également et différemment. James Baldwin.."

 

Rebellissime : "Le vivre ensemble c'est quoi pour vous ?" 

Audrey Pulvar : "C'est la jolie phrase de Nougaro reprise dans la chanson Bidonvilles "Camarade, prend ma main, j'ai cinq doigts moi aussi.  Nous pouvons nous parler"

 

Rebellissime : Audrey merci, je n'ai pas osé vous le dire sur le coup. Mais je trouve cela dégueulasse de vous avoir privé d'antenne.  Je ne connais pas les tenants et les aboutissants,  et je parle souvent trop vite sans réfléchir, mais cela gêne ma rebellitude 😜 parole de Bisounours ! 

INTERVIEW MOKOBE

Rappeur et acteur français, straight outta Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), membre-fondateur du groupe 113, en plein dans la réalisation de son 3e album solo annoncé pour la rentrée 2017. 

Rebellissime : "Pourquoi est-ce important d'être là?" 

Mokobé : "Pour faire barrage au Front National, pour faire barrage à l'extrême droite, pour faire barrage à tout ce qui nous divise . C'est important d'être là parce que quand on est un artiste, on est un peu leader d'opinion, on représente la voix des sans-voix. Je ne suis pas un révolutionnaire de studio, je suis aussi un artiste de terrain . Ici, on est réunis, on défend tous les mêmes valeurs. Ces valeurs-là, c'est le vivre ensemble, noir, jaune, bleu, violet, ce qu'on veut... Vivre ensemble, unis, soudés, je fais parti d'une génération pour laquelle l'extrême droite... Argh, c'est dur à dire ! Une génération, donc, que l'extrême droite effrayait, avait aussi effrayé nos parents. Depuis 2002, je me suis dit que cela ne se reproduirait jamais. Malheureusement ça a recommencé ! Et il est hors de question de ne pas ce battre"

 

Rebellissime : "En revoyant les images de 2002, on se demande comment on a pu en arriver là ?

Mokobé : "Malheureusement, on en est arrivé là ! Et je pense que les médias ont joué un rôle important dans la montée de l'Extrême droite. Il y a aussi beaucoup de stigmatisation, beaucoup d'amalgames, et pas assez de communication. Pas assez de représentants de la diversité à la télé, à des heures de grande écoute. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac. C'est malheureux, c'est une étape de la vie de notre société et il va falloir se battre contre les divisions mises en place. Ce soir nous sommes tous réunis ! 

 

Rebellissime : "A part Makha, mon mari chéri mais surtout un des pionniers du hip hop français, quels sont les grands rebelles qui vous inspirent ?" 

Mokobé : "Ah ! Makha ! Je suis très ému aujourd'hui de retrouver mon grand frère. Ces parents sont comme mes parents, c'est la famille. Makha c'était un modèle à tel point que quand j'étais plus jeune je disais que j'étais le frère de Makha ! Il était un modèle de réussite, un exemple pour tous ceux de ma génération, pour toute la jeunesse ! Sincèrement ! 

Parmi les rebelles qui m'inspirent il y a Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Nelson Mandela... 

Beaucoup d'artistes aussi sont des rebelles. Même si ma musique a un côté festif, je revendique toujours aussi son côté engagé, je suis très investi aussi sur le terrain".

 

Rebellissime : "Quels sont les engagements que vous souhaitez mettre en avant ?" 

Mokobé : "Je suis très engagé en Afrique, par exemple contre les faux médicaments, pour l'éducation, l'eau potable... J'essaie d'apporter un soutien aux plus démunis face à tous les maux qui peuvent les toucher".  

 

Rebellissime : "C'est quoi pour vous le vivre ensemble ?"

Mokobé : "Vivre ensemble c'est apprendre à s'aimer, apprendre à connaître son voisin, à ne pas reculer, ne pas mettre de barrière"

 

INTERVIEW MATHILDA MAY 

Danseuse de formation, l'actrice française est très attachée au rôle et à la place de la culture dans notre société. Elle fait partie des personnalités préférées des Français.

Rebellissime : "Pourquoi est-ce important d'être là?

Mathilda May  : "Parce qu'il faut se serrer les coudes! C'est important parce que nous avons besoin d'être ensemble pour faire le chemin inverse de ce que prêche le FN. On entend beaucoup de débats autour de la question identitaire. Mais souvent dans les discours politique, comme cela a été le cas lors de cette campagne, la culture est associée à l'identité. Or, pour moi, la culture c'est justement le fruit du mélange. C'est l'inverse du repli. La culture vise à rassembler, à tisser des liens, à créer des relations entre les personnes, et à partager. J'ai été assez déçue par les discours des politiques sur la culture dans cette campagne. Et là, plus particulièrement avec ce second tour effrayant, avec une candidate de la haine qui fait tout pour diviser et attiser la peur. Elle se veut la représente officielle de la colère, mais sa colère est dangereuse. Parce que sa colère n'est pas rationnelle et elle ouvre la porte à beaucoup de dangers potentiels. C'est pourquoi, je trouve cela bien que l'on s'unisse".

Rebellissime : "En revoyant les images de 2002, on se demande comment on a pu en arriver là ?

Mathilda May : "J'étais accablée ! En 2002, nous étions, outrés scandalisés, par cette tornade qui s'abattait sur la France. C'était un coup de massue terrible qui nous a tous choqué ! Et là, 15 ans après, ce qui est effrayant c'est que c'est devenu presque normal ! C'est un parti politique comme un autre. J'entends même des gens de ma génération dire que « non, finalement ce n'est pas si d'extrême droite que ça. Alors que le discours est complètement d'extrême droite ! Mais de toute façon, c'est un phénomène qui n'est pas spécifique à la France. Le mouvement de recul, de repli sur soi se généralise. Nous les artistes avons pour mission, au contraire, d'ouvrir et de rassembler et c'est ce que nous faisons aujourd'hui".

 

Rebellissime : "Quels sont les rebelles qui vous inspirent ?" 

Mathilda May : "Beaucoup ! Pour moi, un artiste se doit d'être  un petit peu rebelle, en tout cas de proposer quelque chose d'innovant en proposant d'autres langage. Il n'y a pas que la science qui innove ! Les artistes proposent d'autres façon de se parler, de se comprendre. La danse est un langage, ma musique également. Les artistes proposent différents langages qui rassemblent ou qui donnent à réfléchir, qui amènent à se regarder. Le théâtre peut parfois être un miroir. Je n'ai pas assez entendu les politiciens mettre en avant l'importance de la culture. Cela m'a manqué. Pour moi, ce qui définit la santé d'une civilisation se mesure à la façon dont la culture peut se développer ou s'épanouir. 

L'exemple du rebelle au sens créatif du terme, c'est Prince". 

Rebellissime : Merci de nous rappeler à la mémoire de ce génie qui nous manque tellement. 

 

Rebellissime : "Le vivre ensemble, c'est quoi pour vous ?" 

Mathilda May : "Vivre ensemble c'est comprendre nos différences pour en faire autant de richesses complémentaires".

INTERVIEW Féfé

Le rappeur et chanteur français a sorti en février son dernier album Mauve, (merci c'est ma couleur préférée !!!). Il paraît qu'il a tourné le clip du morceau Aussi Fort avec les moyens du bord, vu qu'il produit son album Mauve en indépendant. Bah... chapeau ! 


Rebellissime : "Pourquoi est-ce important d'être là ? "

Féfé : "Je suis juste là pour faire barrage au FN ! Je ne crois pas, malgré que la devanture ait changée que le fond ait changé. Simplement pour ça !"

 

Rebellissime : "En revoyant les images de 2002, on se demande comment on a pu en arriver là ?" 

Féfé : "On en arrive là avec une incapacité de nos politiciens de tous bords à nous donner confiance, à nous faire aller de l'avant, à nous faire croire qu'ils travaillent vraiment pour nous. Voilà comment on peut en arriver là !"

 

Rebellissime : "Est-ce que c'est un acte rebelle de voter ? 

Féfé : "Avant le débat, je vous aurai dit oui, mais aujourd'hui, sincèrement, je ne sais pas si c'est un acte rebelle . Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas aller voter. Mais en regardant le débat, les gens ont pu voir qu'il y  avait une supercherie"

 

Rebellissime : "Quels sont les rebelles qui vous inspirent ?" 

Féfé : "Nelson Mandela, un vrai rebelle ! Malcom X, Bob Marley et bien d'autres chanteurs qui ont été rebelles à leur manière. Comme Ray Charles. Tous ces gens qui, à un moment de leur vie sont sortis d'un système dans lequel ils étaient pour aller vers quelque chose de nouveau. Malgré les traditions, des coutumes, des manières de faire. J'ai beaucoup de respect pour toutes ces personnes".

 

Rebellissime : "Le vivre ensemble, c'est quoi pour vous ?" 

Féfé : "Vivre ensemble pour moi, c'est la base. Je suis né au Nigeria, j'ai grandi en France. Je n'ai rien à faire en France à la base ! J'ai grandi avec plein de communautés différentes, des Marocains, des Laotiens,  des Portugais, des Espagnols... en cité. Vivre ensemble, c'est ma base !"  

INTERVIEW FLAVIA COELHO 

La chanteuse Brésilienne vit depuis 2006 à Paris, son dernier album Sonho Real est sorti en octobre 2016... Forro, ragga, ska, reggae... Flavia est bluffante de talent, elle met du bonheur, de l'émotion, du rêve, des couleurs... toute une révolution dans nos oreilles 

https://www.flaviacoelhomusic.co

Rebellissime : "Pourquoi est-ce important d'être là ? "

Flavia Coelho : "Parce que je vis dans ce pays depuis 10 ans maintenant et que j'ai choisi de venir ici parce que j'ai vu dans ce pays autant de diversité, de cultures, de gens qui viennent d'ailleurs et tous horizons. C'est ce qui m'a plu. Cette force que le pays avait de recevoir ces gens de tous horizons. Je vois que malheureusement des gens ont envie de changer cela et donc il fallait que je sois là. J'ai la chance d'avoir beaucoup d'amis artistes qui sont là. Ils ont tous la même envie, que la France reste ce pays magnifique et qui veulent que la France reste ce qu'elle est et continue d'être cette terre d'accueil, ce pays qui aime accueillir les gens et pas l'inverse !" 

 

Rebellissime : "Quels sont les rebelles qui vous inspirent ? "

Flavia Coelho : "Tous les rebelles m'inspirent ! Nina Simone, Salif Keïta, Youssou N'Dour, Cheick Lô, Mick Jagger, Chico Buarque... Je viens d'un pays, le Brésil, où être rebelle c'est une façon de vivre. Nous avons vécu plus de trente ans dans une dictature et malheureusement nous vivons aujourd'hui des problèmes politiques très fort. Pour moi, être rebelle, c'est l'âme de l'artiste. Ma musique exprime mes états d'âme, ma façon de vivre et tout ce que j'ai vécu. Je m'inscris donc complètement dans des engagements aussi forts, comme c'est le cas aujourd'hui, mais je me retrouve également dans des engagements de tous les jours. Pour que l'on aille bien, il faut que l'on reconnaisse que même si les choses sont parfois difficiles, on peut toujours s'en sortir". 

 

Rebellissime : "Le vivre ensemble, c'est quoi pour vous ?"  

Flavia Coelho : "Vivre ensemble c'est ne pas vivre dans la peur. Arrêtons d'avoir peur de l'autre ! "

 

La Rebellissime Family.                                                                                                                        le 15 mai 2017



 

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