QUELQU'1 DE DROIT: MAÎTRE SAÏMA      RASOOL

Faut pas avoir peur du droit. Il est généralement de notre côté et fait partie de bien des aspects du quotidien. Bizarrement, les mots avocat, justice, inquiètent et l'on se défend mal ou pas du tout. Avec Maître Saïma Rasool à nos côtés tout s'éclaire.

Pour bien faire dans la vie, il nous faudrait, une copine styliste, une copine nature au fait de toutes les astuces beauté et remèdes de grand-mère, une copine chef étoilé, une copine pétée de tunes et généreuse, et une copine avocate. Bonne nouvelle. Avec Rebellissime, pour la copine avocate c'est dans la boîte.  Si elle maîtrise aussi bien le droit, c'est que malgré les apparences, son charme naturel, ses mots qui ne sortent pas d'un dico, derrière ce petit bout de femme plein d'énergie, se cachent 15 années d’expérience du contentieux généraliste. C'est à cette avocate, déterminée, franche et altruiste, une avocate nouvelle génération, que Rebellissime confie ses questions de droit. Petits et grands tracas du quoditien. Mais avant, faisons connaissance. 

La force du droit

Saïma n'est pas une avocate de pacotille. 1ère avocate pakistanaise du barreau de Paris, elle prête serment en 2001. Elle a grandi dans le 93, mais c'est à l'Université de Paris V et à l'Ecole du Barreau de Paris qu'elle fait son droit. C'est tout naturellement au Barreau de Paris qu'elle débute en travaillant pendant quatre ans, pour de gros cabinets parisiens spécialisés en Droit des Affaires.  Elle s'installe ensuite à son compte et exerce au Barreau de Paris en indépendante jusqu'en 2010. Ses activités l'amènent alors à exercer au plus près de ses clients, au barreau de Seine Saint-Denis.

Et quand elle ne plaide pas, elle donne des cours à l'Université de Paris X Nanterre et de Paris XIII. Ah... la transmission du savoir! Elle donne des heures de conseil dans le cadre de nombreuses permanences juridiques. Oui, vous avez bien entendu, elle donne. Dans sa profession, ce n'est pas légion. Cette volonté d'aider, de mettre ses connaissance au service des autres, c'est impressionnant. Tout cela en fait une avocate consciente des problèmes réels et actuels de notre société. C'est exactement ce qu'il nous faut. Quelqu'1 de droit, à la fois sécurisante et cash qui sait nous expliquer pourquoi, il ne faut pas avoir peur du droit.

 

On n'a plus peur du droit 

Tant que l'on peut s'en éloigner, on le fait. Si on peut éviter de faire appel à un avocat en général on le fait, souvent par souci d'argent. Et pourtant, une lettre bien tournée, un article de droit mentionné peut vous sauver de bien des situations. Saviez-vous que l'on peut résilier plus facilement son contrat d'assurance depuis la Loi Hamon ? L'article L113-15-2 du Code des Assurances autorise le souscripteur à résilier son contrat à tout moment, après une année d'assurance. Votre assureur doit alors remboursé la partie de la cotisation n’ayant pas couvert le risque.  "Le droit est un allié. Il nous protège des abus que certains font de notre position de faiblesse. C'est souvent le cas du simple consommateur, face à un professionnel" explique Maître Rasool. "Le droit permet de faire valoir et de protéger nos droits, mais aussi notre personne, nos biens" poursuit-elle. Le droit de la propriété par exemple est défini par le Code civil article 544 comme  «le droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue pourvu qu'on n'en fasse pas un usage prohibé par la loi ou les règlements». C'est non seulement bien dit, mais cela peut servir, non ? 

"Le droit, c'est aussi le droit d'être défendu et de voir réparer des injustices telles qu'une agression, une rupture conjugale difficile, un licenciement ..." insiste Saïma. Bref, le Droit est partout et mieux vaut l'avoir de son côté. Le droit c'est aussi, la défense des bonnes causes, des causes justes et des plus faibles. La preuve encore avec notre avocate. Saïma Rasool est membre du GISTI (Groupe d'Information et de Soutien des Immigrés) du M.R.A.P (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) et de l'Association des Avocats de Défense des Droits des Etrangers. 

 


Un monde parallèle

Celles et ceux qui ont eu, ou ont une affaire de justice en cours, ne vont pas forcément être d'accord avec les paragraphes précédents. Entre ceux qui rendent la justice et le citoyen, il y a une sorte d'incompréhension. On a souvent le sentiment de ne pas avoir le même sens des priorités. Contrairement à nous, et la plupart des citoyens, Saïma connaît les tribunaux comme sa poche. Cours d'Assises, tribunaux correctionnels, civils, administratifs... la plupart des juridictions françaises n'ont plus de secret pour elle. Saïma, est de notre génération, mais elle parle leur langue, la langue du droit. Elle parle aussi l'anglais, l'espagnol, l'ourdou et le penjabi. Son quotidien de femme active est le même que le nôtre. Mais elle comprend "que la justice peut décevoir. Lorsqu'on engage une action, on n'est jamais sûr de gagner. Cependant, parfois, il faut aller jusqu'au bout pour le principe, et ne pas avoir de regret !" C'est comme un parcours du combattant, en milieu étranger, parfois hostile. Mieux vaux y évoluer bien accompagner. "Avec un bon avocat. Vous faites alors un travail d'équipe. Entre le moment où vous subissez un préjudice, rencontrez et choisissez un avocat, et le jour du jugement, le temps peut vous sembler injustement long. En prime, il va vous falloir affronter vents et marées, embarqués dans votre affaire aux côtés de votre avocat". En même temps, ça fait peur, et en même temps, on n'a pas le choix. Quand faut y aller, faut y aller ! Votre avocat saura faire le lien entre l'univers judiciaire et le vôtre. 

 

Un bon avocat

C'est primordial. Pas forcément rare, ou cher, ou jamais dispo. Comme le dit Saïma "On choisit son avocat, comme on choisit son psy. On lui fait confiance, on lui dit tout". Donc, on ne le choisit pas à la légère. Et quand fait-on appel à lui Maître ? "Je dirai, comme en médecine chinoise, dans l'idéal, il vaut mieux prévenir que guérir". C'est vrai que les entreprises ont généralement un service juridique, les professions indépendantes ou les syndicats, leurs avocats attitrés. Comme les hommes politiques ont leur propre médecin ou nos grand-mères leur médecin de famille. Il faudrait donc à chacun de nous son avocat. "Pas forcément, mais dès que l'on reçoit une convocation en justice, ou que l'on fait l'objet d'une décision causant un grief qui nous semble important et que l'on estime infondé, il faut absolument consulter un avocat" précise-t-elle. Et comme les finances ne sont pas toujours au beau fixe par les temps qui courent Maître Rasool précise que "La Loi Macron oblige l'avocat à faire une convention d'honoraires". Si les honoraires des avocats restent librement fixés par eux, la Convention vous permet de savoir combien vous allez devoir payer. Les honoraires peuvent, si votre avocat l'accepte, se payer en plusieurs fois. Ils peuvent aussi être pris en charge par votre Assurance Protection Juridique. "Sur toutes les assurances que veulent vous vendre les banques, s'il y en a une à souscrire c'est bien celle-ci. Moyennant moins de 10 euros par mois, elle va couvrir vos frais de justice. Ceux de mes clients qui l'on souscrite sont beaucoup moins stressés par les frais. Nos rapports sont plus sereins".  Intéressant, non ? Nous ne manquerons pas de creuser ce sujet, avec Maître Rasool, dans un prochain article. 

 

Maître Saïma Rasool et Virginie Legourd.

                                                                                                         08/02/2016

Maître Saïma Rasool : http://www.rasoolavocat.fr/



 

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