Valérie Orsoni, rebellissime du monde

Valérie Orsoni et Virginie Legourd

 

Valérie Orsoni, coach nutrition et bien-être, fondatrice LeBootCamp, prouve par son intérêt pour les autres, les diverses cultures et peuples mais aussi par son engagement et ses prises de parole sur les dangers de la malbouffe et des enjeux économiques de l'industrie agroalimentaire que bien se nourrir n'est pas qu'une préoccupation futile et féminine. Choisir ce que l'on mange, c'est impacter l'économie, la politique, la sauvegarde de la planète. 

Originaire de Corse, Valérie Orsoni vit depuis de nombreuses années en Californie, au cœur de la Silicon Valley et des nouvelles tendances en matière de santé, d’alimentation et de bien-être. Elle est régulièrement invitée comme intervenante dans des universités comme Stanford dans des conférences sur les thèmes de la nutrition et de l’obésité. Après un entretien sur LeBootCamp qui fait l'objet d'un article dédié dans la rubrique Bien-être du magazine Rebellissime, nous avons exploré avec Valérie d'autres questions et horizons. On y retrouve sa passion : découvrir de nouveaux modes de consommation, de nouveaux aliments minceur et santé comme le sarrasin, les baies de Goji ou les graines de Chia par exemple. Mais si sa méthode LeBootCamp reste gourmande, il ne suffit pas de quelques graines de sarrasin et quelques carrés de chocolat, dont Valérie raffole pour l'amadouer. Valérie Orsoni est une battante et est très engagée dans son combat pour une bonne hygiène alimentaire. Nutrition, activité physique, elle n'hésite pas à affirmer sa position dans le respect de populations, de l'environnement, de notre planète. Une Rebellissime du monde... 

Rebellissime : Une galette de sarrasin nappée de chocolat noir et vous fondez ?  

Valérie Orsoni : « Mes petites favoris effectivement... Mais j'aime aussi les baies de goji, le Stévia à petite dose, que je remplace volontiers par du sirop d'agave, les graines de Chia font partie des incontournables que vous allez découvrir au cours du programme LeBootCamp. En revanche, le quinoa, j'en consomme beaucoup moins et pour des raison humaines, depuis que j'ai appris depuis que c'est très à la mode et donc vendu à prix d'or en Occident, et les pauvres paysans des Andes qui les produisent ne peuvent plus les consommer. Penser qu'ils ne peuvent plus manger leurs propres graines, même pas vivre de leur production, cela provoque chez moi un véritable rejet. Je n'en consomme que rarement et pas avant d'être assurée qu'il provienne de coopératives respectant et rémunérant le travail de ces paysans.C'est le cas pour la majeure partie du quinoa rouge ».

 

Rebellissime : Votre méthode est universelle. Quels sont les risques d'un tel développement à travers le monde ?  

Valérie Orsoni : « Mes livres sont édités en anglais, et publiés à travers le monde. L'idée c'est que pour se développer, il faut trouver des investisseurs. Je n'aime pas trop l'idée d'emprunter, en tant que bonne paysanne ! Alors me développer oui, mais pas trop vite et pas n'importe comment ». 

 

Rebellissime : Quels impacts ce développement peut avoir sur les menus et les recettes du programme ? 

Valérie Orsoni : «Oui, je peux adapter mes recettes. Je le fais déjà au rythme des saisons. Tant que cela n'entame pas les principes de base, tout est possible. Je voyage à travers le monde pour découvrir de nouvelles recettes, perfectionner les miennes. Il y a des gens qui mangent mieux que les autres  à travers le monde. On mange très bien en Corse ! Pour schématiser, il vaut mieux manger au Japon qu'aux Iles Tonga  ! Pour y être allée, il y a peu de temps, je pourrai décerner le prix de la malbouffe aux îles Tonga. Il y a beaucoup d'obèses. Une majorité de la population mange très mal : une nourriture riche en gras et en sucres assimilables rapidement, comme le taro, le manioc.  Les Amérindiens quant à eux, se sont vu dépossédés des cultures ancestrales et des produits de leur terre. Ils en sont réduits à manger de la nourriture industrielle. Chez les Inuits, beaucoup de poisson mais aucun produit végétal. En Amérique du Sud, la nourriture est très riche, avec beaucoup de maïs et de sucre. Mais si on regarde, le régime de ces mêmes populations il y a une centaine d'années, c'était plutôt sain. En Afrique, actuellement au Soudan, beaucoup de famines dans les médias, mais on dit moins que le continent regorge de plantes, de légumes et de super céréales comme le teff en Ethiopie. A la base le régime est très sain, beaucoup de fruits et de légumes, pas de gluten, tout est fait à base de teff. Il y a beaucoup d'oignon, de souffre. Les politiques et la grosse industrie alimentaires, les guerres, contribuent au déséquilibre alimentaire de notre planète. Quand je voyage, je vais toujours faire les sorties des supermarchés pour voir ce que les gens achètent. Je reviens de Tahiti et j'ai été très choquée de voir que la nourriture tahitienne de base est hyper sain, mais que la nourriture tahitienne que j'appelle importée est carrément toxique.  J'ai vu des gens écraser des chips dans du Nutella ! Imaginez dans un pays où poussent des mangues, des bananes, des papayes, de la noix de coco, tout plein de légumes verts... et où les habitants font les frais de notre société de consommation et mangent de la malbouffe industrielle ! On est obligé de se remettre en question sur l'impact de notre civilisation sur des populations entières à travers le monde! » 

 


Des Facebook Live plein de générosité

Voui, de générosité... ça peut faire Bisounours dans notre société, mais je ne vois pas comment dire autrement quant une personne décide de partager avec vous ses recettes pour être heureux, gratuitement, sans vous demander de faire partie d'une secte ou un quelconque sacrifice, ni pacte chelou... ça se partage, non ? Moi perso, j'ai pris des notes. Mais surtout, j'ai appris que quelqu'un peut vous vouloir du bien, vouloir le bien des autres en général. Merci, Valérie, j'ai failli devenir aigrie ! 

https://www.facebook.com/lebootcamp/videos/10154471783531513/

 

Ce que j'aime bien avec Valérie Orsoni, c'est son sincère intérêt pour les autres. En vacances aux Fidji, elle apprend la langue, elle se préoccupe de la santé et particulièrement des problèmes de diabète des Fidjiens dues à la malbouffe dont l'industrie agroalimentaire les abreuve, les privant de leurs cultures traditionnelles. Ainsi les Occidentaux ont coupé des peuples entiers de leur histoire, de leur culture. Leurs terres s'appauvrissent, leur santé est atteinte... On en fait de bons consommateurs et on les exploite eux et leur terre ! En s'intéressant à eux, leur culture, leurs produits locaux, leurs recettes, Valérie est une vrai Rebellissime. C'est de l'échange, elle rend leurs lettres de noblesse aux peuples autochtones. Merci Valérie, j'ai failli être aigrie !

https://www.facebook.com/lebootcamp/videos/10154500676691513/

 

C'est d'autant plus généreux et Rebellissime que ces déclarations (contre Starbucks, l'industrie du gluten, du lait, des produits raffinés (non complets), genre sucre...) lui valent parfois d'être menacée, mal-aimée... On ne dit pas la vérité sur l'industrie agroalimentaire sans risquer de se faire bouffer ;)  Merci Valérie, j'ai failli être aigrie ! Forza

 

Question Rebellissime : Quel est votre personnage rebelle préféré ? 

Valérie Orsoni ; « Moi, je suis rebelle. J'ai crée et lancé mon programme et suis devenue leader sur le marché.Leonard Peltier*, militant de l’American Indian Movement (AIM) qui est incarcéré depuis 33 ans dans une prison fédérale, fait parti des rebelles qui m'impressionne". 

 

*Leonard Peltier, indien Anishinabe/Lakota-Sioux, est incarcéré depuis 1976 aux États-Unis pour un crime qu’il n’a pas commis. Il a été condamné à deux peines à perpétuité consécutives. Amnesty International le considère comme un prisonnier politique, qui « devrait être libéré immédiatement et sans condition ». Il est une des victimes de la guerre cachée menée dans les années 1970 par le gouvernement américain et le FBI contre l’American Indian Movement (Mouvement Indien Américain – AIM). Leonard Peltier est devenu le symbole de la résistance des peuples indigènes au niveau international. 

http://www.csia-nitassinan.org/

 

 

 

Valérie Orsoni et Virginie Legourd                                                                                                                               5 juillet 2017



 

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