Stress le mal du Siècle

Tout va plus vite. La pression monte… et ça nous stresse. Jeune ou moins jeune, femme ou homme, le stress n’épargne personne.

On parle de stress aussi bien pour décrire les facteurs qui le provoquent que l’état dans lequel on se retrouve. Il peut frapper à tout instant, faire plus ou moins partie du caractère de chacun, de notre environnement ou de notre style de vie. Afin de mieux comprendre cet ennemi, mieux vaut d’abord faire sa connaissance et celle de ses causes pour échapper à ces effets néfastes. Mieux, pour apprendre à l’apprivoiser. Alors, c’est qui qui stresse ?


Stress nécessaire


Le stress fait, en quelque sorte partie du métabolisme de chacun. D’un point de vu primitif, l’homme doit être capable d’attaquer, de se défendre ou de fuir. Physiquement, la libération de substances chimiques active le corps. Psychologiquement, ce sont certaines émotions qui se réveillent. La peur, souvent synonyme de stress, entraîne généralement la fuite. Mais il y a aussi la colère qui elle, est plutôt du genre à vous faire passer à l’attaque. L’unique et commun objectif de toutes ces réactions est de mobiliser l’organisme pour faire face au danger que représente le stresseur. Et des stresseurs, ce n’est pas cela qui manque. Bon, mais jusque là rien d’anormal, ni de pathologique, bien au contraire, il s’agit même d’un formidable processus d’adaptation.



Mais qu’est-ce qui se passe ?

 

1ere phase : le choc. Quand nous recevons le stimulus stressant. Le choc provoque une accélération du rythme cardiaque, un effondrement du tonus musculaire et du taux de sucre dans le sang. 

2nde phase : l’adaptation. Notre organisme se prépare à faire face. Le système nerveux envoie un message à l’hypothalamus qui agit sur la glande médullosurrénale pour qu’elle libère de l’adrénaline qui ravitaille en énergie. Augmentation du rythme cardiaque, oxygénation des muscles et des tissus. La mémoire et la réflexion s’améliorent. Les pupilles se dilatent et la vue redevient plus claire. On peut réagir.

3è phase : la résistance. Si le stress persiste, notre organisme reste en état d’alerte. Sécrétion de cortisol, dopamine, sérotonine et endorphines aux vertus apaisantes… Et ce n’est pas tout. Sécrétion d’hormones sexuelles également. C’est la totale ! Du coup, attention ,vous n’êtes pas à l’abri de la fameuse réconciliation sur l’oreiller… à condition de bien connaître le stresseur, bien entendu. 

 

Attention danger !

 

Le stress devient mauvais lorsque son niveau augmente et nous rend plus inerte qu’autre chose. On parle alors de perturbations physiologiques. Qu’elle qu’en soit la ou les raisons, nous voilà angoissés, l’esprit en proie aux pires questionnements, le corps tout contracté. Là, il faut dire STOP !

La souffrance guette, de trop fortes stimulations émotionnelles et physiologiques, sont, à long terme hyper néfastes pour la forme morale et physique. La santé cardio -vasculaire et le système immunitaire sont les premiers touchés. Les troubles anxio dépressifs menacent. 


Et là, qu’est-ce qui se passe ?

 

Le facteur stressant dure, nos dépenses énergétiques sont telles qu’elles nous épuisent. Mis à mal, notre système immunitaire devient alors sensible aux agressions extérieures. La tension monte, au propre comme au figuré. Puis ça lâche et nous voilà fatigués, furieux et ou dépressifs.

Si les réponses au stress sont presque toujours les mêmes, les stresseurs, eux, diffèrent : 

Les évènements de la vie, bouleversant positivement ou négativement notre existence, font naître du stress.

Il y a aussi l’accumulation de mini stresseurs qui pullulent alentours : embouteillages, transports perturbés, disparition des clés, collègues bien relous. Bien que ces désagréments ne restent pas forcément gravés dans la mémoire, ils déclenchent une réponse au stress.

Les stresseurs chroniques, quant à eux, s’inscrivent dans le temps. Issus du domaine familial ou professionnel, sont les plus redoutables.

 

Symptômes : les 3 temps du stress

1. Aspect cardio- vasculaire : Palpitations, augmentation du rythme cardiaque, de la respiration, de la pression artérielle, sudation, mise en tension des muscles, perturbation de la digestion, augmentation des pauses petit coin. Etat de stress physiologique. 

2. Stress psychologique : peur, anxiété, inquiétude, irritabilité, agacement envers les autres, pouvant évoluer vers une démotivation, une dépression.

3. Réaction comportementale : attaque ou fuite, inhibition, agressivité, repli sur soi, trouble des comportements alimentaires, anorexie, boulimie, comportement addictifs tels que le tabagisme ou l’alcoolisme. 


Le stress n'a pas de sexe

 

Masculin et féminin, nous ne stressons pas pour les mêmes raisons, aux mêmes âges et avec les mêmes symptômes. Chez les filles, impossible de compter sans le facteur hormonal. Nous sommes également très sensibles à l’environnement. Tout cela devient vite pesant. Il faut gérer le travail, la vie domestique, de famille et de couple. Résultat, une prévalence de troubles anxieux, qui affectent bon nombre de femmes. La plupart des moins de 30 ans se disent sous employées, soumises à des horaires et des contrats trop aléatoires. Passées 40 ans, elles se plaignent d’être fatiguées par leur travail soit parce que trop physique, ou répétitif, soit parce qu’elles manquent cruellement de reconnaissance et de perspective d’avenir proportionnelles à leur investissement. Lorsqu’elles occupent des postes à responsabilités, elles veulent faire mieux que les hommes sans lâcher leur rôle de mère et de maîtresse. Alors que les futures mamans s’angoissent pour leur carrière et que les jeunes mamans jonglent avec les horaires et les casquettes, les mamans «confirmées» s’avouent accablées par le poids de leurs grands qui se reposent toujours sur elle et celui de leurs parents qui vieillissent.

 

Les hommes aussi

 

Si, si ! Les hommes aussi stressent, pire, ils crisent. Boulot, finances, les sources d’inquiétude ont parfois pour conséquences de perturber la vie de ces messieurs et particulièrement leur vie sexuelle. D’ailleurs, on estime que 20 % des hommes souffrent de troubles d’érection, de baisse de désir et du nombre des rapports sexuels, liés au stress.

Entre 35 et 50 ans, les pères de famille cumulent responsabilités familiales et professionnelles. Et si les soucis d’argent et de santé viennent s’ajouter à cela, avouons qu’il y a de quoi s’angoisser.

Mais, alors que le stress poussent les femmes dans la dépression, il rend la gente masculine coléreuse, prête à développer des comportements addictifs : alcoolisme, tabagisme… Imaginez un couple stressé… ça fait froid dans le dos ! 

Jeunes et déjà stressés

 

A l’école, ce sont les plus petits qui souffrent. Il semble que ce sont les natifs des 3 derniers mois de l’année scolaire, c'est-à-dire les plus jeunes de la classe qui sont le plus vulnérables. L’hyperactivité en est un des signes les plus percutants. Ayant l’impression qu’on leur demande d’être aussi bon que leurs aînés, les enfants peuvent paniquer, leurs résultats à la traîne en sont symptomatiques. Mais, n’oublions pas que chaque enfant est différent et que même un très grand, parce qu’il a redoublé plusieurs fois peut ressentir les méfaits d’une mise en concurrence avec des plus jeunes que lui. Viennent s’ajouter à cela, l’environnement familial, la place dans la fratrie et tout un tas d’autres facteurs, comme l’origine sociale, les classes en sureffectif… Et plus tard, l’image peu reluisante que la société renvoie à ses jeunes, la compétition, la course à un meilleur avenir…

 

Le cap des exams

 

Révisions, années scolaires ou universitaires de plus ou moins bonne augure, le jour J approche et ça, on ne peut pas y échapper. A l’idée, que de quelques heures dépend la validation d’une année et parfois de leur avenir, les jeunes ont le trac. Ce sont souvent les plus bosseurs qui sont envahis d’un immense stress, proportionnel à l’investissement. Les remèdes, trucs et astuces sont pléthores… S’entraîner à l’oral entre potes, cultiver la confiance en soi, choisir des vêtements qui mettent en valeur tout en restant à l’aise, prendre du temps pour se relaxer, avoir de l’eau et des petits trucs à grignoter, imaginer ce que les examinateurs attendent d’eux, passer outre les attitudes déstabilisantes, passer dans les premiers… 

                                                    Virginie Legourd.                                          08/02/2016



 

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