Pour ses 21 ans, ce Festival majeur s’ouvre sur une belle devise : Free your mind ! Avec une programmation urbaine, Solidays propose 80 concerts, des rencontres, des débats sur des sujets de société… Un festival solidaire et engagé !

6 à 7 mille personnes contaminées en France chaque année, 37 millions de malades connus à travers le monde dont 40 % qui n’ont pas accès aux soins… Pour la 21è année, Le festival Solidays s’engage pour lutter contre le Sida, les préjugés, la méconnaissance… Rebellissime a rencontré Luc Barruet, Directeur Fondateur de Solidarité Sida et Solidays, MC Solaar parrain depuis toujours, Valérie Pécresse Présidente de la Région Ile de France, Vincil d’Hocus Pocus, Thérapie Taxi, Kiddy Smile, Sébastien Folin lors de la Conférence de presse qui s’est tenue au Conseil Régional de France. 

Luc Barruet Fondateur Président Solidays et Solidarité Sida

MC Solaar

Vincil d'Hocus Pocus


On en parle ?

Alors oui, c’est vrai, on parle moins du SIDA. « OK la lutte peut sembler moindre, il y a peut-être moins de militants qu'il y a 20 ans certes, mais même si vous ne venez pas totalement concernés par cette lutte, vous en ressortez forcément avec des infos sur le sujet. On en apprend sur le partage, sur sa sexualité… » souligne Luc Barruet. Alors… « J'entends parler du SIDA, il est passé par ci, il est passé par là, une chose est sûre, c'est qu'il ne passera pas par moi, Rude Boy faut te protéger, la vie est un long combat inachevé doucement jeune fille, il ne faut pas oublier » les  Raggasonic en parlaient déjà dans leur album éponyme en 1995. Aujourd’hui on l’écoute encore, la maladie est toujours là, alors on en parle encore ! 

Le festival ne s’interdit pas non plus d’aborder des sujets tabous, sans tabous ! Pas à moitié, pas à demi-mots, sans avoir peur de questionner les tabous... C’est l’expérience offerte aux festivaliers avec son expo Sex In The City, qui propose cette année d’aller plus loin encore dans la déconstruction des idées reçues. De manière originale, ludique et interactive, surtout lorsqu’il s’agit de s’adresser aux jeunes pour leur parler de sexualité et de comportements à risque. 45 min de déambulation pour  bousculer autant qu’amuser, apporter autant de réponses que de questions posées sur un sujet qui passionne les foules et préoccupe chacun. Avec cette initiative pour le moins culottée, Solidarité Sida prouve une fois encore que face aux risques sexuels, innovation et prévention font bon ménage. Une exposition qui titille les sens, libère la parole et les imaginaires sans jamais tomber dans la facilité ni la vulgarité… 64% de visiteurs qui déclarent avoir changé de regard sur la prévention grâce à Sex In The City. C’est tentant, non ? 

Saluons au passage  l’iPass Contraception, créé en 2016 pour les Franciliens, qui recense les informations et les contacts des professionnels de santé pour toutes les questions de santé sexuelle (lutte contre les IST, dépistage, IVG...). La nouvelle version du site propose maintenant la description de l’activité des professionnels de santé ainsi qu’une option de tri de l’information, comme la gratuité du service recherché, afin de mieux cibler les besoins des internautes.

Saluons également comme le souligne Luc Barruet «L’attention portée à l’accueil, ça compte. Par exemple, la gestion des toilettes, on n’en parle pas mais c’est très important dans un festival. Solidays a une équipe de bénévoles qui se sont surnommés les Harpic monkeys et je tiens à saluer leur travail ! ».

Contre le sida mais pas que Free your mind telle est la devise cette année. «  Comme je vous le disais, la période actuelle est complexe à plus d’un titre. Certains en profitent pour accentuer les clivages entre les jeunes et les vieux, entre les riches et ceux qui le sont moins, entre la province et Paris, entre les cathos et les homos. Solidays sert de mégaphone à celles et ceux qui disent et pensent que les différences nous enrichissent au lieu de nous léser. Que c’est ensemble qu’on est le plus fort. Que la détresse des autres nous concerne aussi. Que le monde est plus riche des différences de chacun. Alors, libérons nos esprits et croyons plus que jamais en un avenir plus joyeux, plus solidaire. Tout le monde a le droit à sa part de bonheur » affirme Luc Barruet. 


Festival de talents

On ne présente plus les grosses pointures qui viennent donner du bon son. C’est l’occasion pour un public qui n’y a pas toujours accès d’assister à des concerts d’artistes qui sont parfois trop chers ou trop loin, ou pas accessibles…  C’est que souligne Luc président et fondateur du Festival. Engagé depuis 27 ans dans le combat contre le SIDA. « On se bat chaque année pour que les tarifs restent accessibles à tous les publics, aux familles. C’est un véritable challenge. Mais cela nous tient vraiment à coeur. Solidays est l'un des festival les moins chers de France à partir de 39 euros pour 3 jours». Et cette année il y a 80 concerts où tous les les jeunes et les moins jeunes se côtoient. C’est sur ce point également qu’insiste Valérie Pecresse. « La Région Ile de France s’engage pour la Culture pour tous avec de petits tarifs : pour les jeunes par exemple, parce que c’est un public concerné par la musique mais qui n’a pas toujours accès à la culture »

Mais c’est aussi l’occasion de découvrir de nouveau talents. Enfin nouveau talents… Pour le moment pas encore super médiatisés mais super aimés et suivi par leurs fans sur les réseaux de manière plus « underground » dira-t-on. Bref, le groupe musical mélangeant rock pop et rap, Thérapie Taxi, dont « Hit sale » feat Romeo Elvis vous dit certainement quelque chose… passe du chapiteau plus confidentiel à la scène principale cette année… « Il faut reconnaître que nous nous sommes tellement fait pourrir sur les réseaux sociaux l’année dernière par les fans qui n’avaient pas pu les voir par manque de place, que cette année il est normal que l’on se rattrape» plaisante Luc Barruet avant que Raphaël ne prenne la parole « C’est un festival que j’apprécie particulièrement. J’y allais quand j’étais jeune et c’est le seul pour lequel j’insiste auprès de nos tourneurs pour y participer. J’y ai vécu des moments exceptionnels .C’est par exemple le seul endroit, où d’un coup, on s’arrête de chanter, et on se retrouve face au public. Et là… c’est une moment unique de partage, jeune peux pas te l’expliquer, mais ce que je ressens à ce moment est tellement fort ». Adélaïde confirme « Ce qui me marque, c’est de voir autant de personnes, à perte de vue. A l’extérieur les personnes retenaient nos morceaux sans même nous voir ni nous entendre ! Alors oui, c’est vrai, je suis contente d’être sur la grande scène cette année ». Quant à Vincil d’Hocus Pocus, il nous annonce que l’on aura le plaisir de voir le groupe de rap reformer sur scène. Il évoque « De bons souvenirs. De l'énergie. Le public magique.… » Il nous en dit pulsent itv vidéo. Le DJ Kiddy Smile est lui aussi très attaché à ce Festival «  J’y allais en tant que festivalier et suis très heureux d’y aller en tant qu’artiste cette année. Dans la grosse tournée de cette été ces dates à Solidays résonnent tout particulièrement. Ma communauté a beaucoup souffert du sida. C'est important d’être présent pour un festival qui prônent ces valeurs de partage et de solidarité » Ça parle vrai, ça part bien ! 


 

Festival engagé

Loin des donneurs de leçons, on parle et on échange sur des sujets qui posent question à notre société. Rendez-vous au Social Club pour des talks plein d’humanité. Les youtubeurs engagés Hugo Travers et Lola Dubini, le chirurgien Pierre Foldes, inventeur de la chirurgie réparatrice des femmes excisées et militant des droits des femmes, le dessinateur Zep, auteur de Titeuf et Happy Sex, l’entrepreneur philanthrope Alexandre Mars, le philosophe et écrivain Josef Schovanec, Lucie et Loïc, deux jeunes séropositifs, la karatéka triple championne du monde Laurence Fischer et la déléguée spéciale chargée de l’égalité femmes-hommes à la Région Île-de-France Marie-Pierre Badré, le photographe et réalisateur Yann Arthus-Bertrand, Marie Pochon, porte parole de « l’affaire du siècle », la directrice de la Fondation Européenne pour le climat Laurence Tubiana, la militante contre le harcèlement Alice Barbe, le photoreporter Olivier Jobard, la réalisatrice Claire Billet et le jeune réfugié afghan Ghorban dont ils ont suivi le parcours, viendront partager leurs histoires et leurs convictions avec les festivaliers. Tous prennent le micro pour changer les perspectives sur le monde et dévoiler de nouveaux horizons. Ces consciences pas comme les autres parleront de climat, de lutte contre les violences faites aux femmes, de philanthropie, de courage, de vivre ensemble, d’engagement

Engagé, un adjectif qui définit bien le festival et son fondateur. Après le Printemps Solidaire en 2017, Solidays porte à nouveau une grande campagne de mobilisation populaire pour l’accès aux soins pour tous. « Dans les prochaines semaines, la France sera sur le devant de la scène internationale. Fin août avec le G7 de Biarritz et mi-octobre avec la 6e Conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme organisée à Lyon. Les enjeux de santé mondiale seront au cœur de ces deux grands rendez-vous. C’est pourquoi Solidarité Sida repart en campagne pour défendre l’accès aux médicaments pour tous. Depuis sa création en 2002, le Fonds mondial a contribué à sauver 27 millions de vies. C’est exceptionnel et pourtant pas suffisant. Encore aujourd’hui, seul un malade sur deux a accès aux traitements antirétroviraux. Solidays doit servir de caisse de résonance pour que l’appel à la mobilisation arrive aux oreilles des décideurs des pays les plus riches. L’enjeu est de taille si l’on veut que la prochaine génération puisse connaître un monde sans sida » insiste Luc Barruet. 

Les grandes pandémies continuent d’être un des marqueurs les plus frappants des inégalités dans le monde. L’objectif d’y mettre fin à l’horizon 2030 ne peut être atteint que grâce à une accélération de la réponse internationale. La recrudescence récente des infections démontre que le maintien du niveau actuel des financements ne permettra non seulement pas de mettre fin à ces pandémies, ni même de les contenir, mais conduira au contraire à leur regain. Afin d’accélérer le mouvement contre le sida, la tuberculose et le paludisme, le Fonds mondial a évalué ses besoins de financement minimum à 14 milliards de dollars pour les trois années à venir. la France a un rôle majeur à jouer dans la mobilisation internationale. Face à la tentation de repli de certains pays donateurs, l’avenir du Fonds mondial s’inscrit en pointillés. La tâche s’annonce donc ardue. On ne lâche rien ! 


Festival de Solidarité

Au Village Solidarité, plus de 100 associations du monde entier sont réunies pour partager leurs expériences et dialoguer librement avec les festivaliers. On y parle droits humains, santé, sexualité, handicap, exclusion ou encore développement durable. L’association « En avant toute(s) » lutte pour l’égalité femmes-hommes et la fin des violences au sein du couple. Elle agit auprès des jeunes, les écoute et les informe pour enfin changer les comportements sexistes. Au Village, l’association proposera de tourner la roue de l’égalité, le « wonder relou », pour déconstruire les stéréotypes de genre. 

PikPik Environnement s’installe au Village pour encourager les festivaliers à devenir des acteurs efficaces du développement durable. Pas besoin de changer radicalement de vie pour ça. L’association d’éducation à l’éco-citoyenneté proposera des ateliers “do it yourself”, un “basket tri” et des trucs et astuces permettant d’économiser les ressources et d’être en meilleure santé, le tout dans un esprit simple, pratique et ludique. 

Le combat d’ACINA ? L’inclusion durable des réfugiés et des migrants en situation de grande précarité. L’association sera présente au Village pour encourager la fraternité envers ces communautés contraintes de vivre le plus souvent dans les squats ou les bidonvilles. Participez au jeu “Enter Game” pour comprendre les difficultés qu’un nouvel arrivant peut traverser, ou créez des tableaux à destination de ces lieux de vie transitoires. 

Témoignages ou coups de gueule, Solidays est une tribune pour les associations de lutte contre le sida venues d’Afrique subsaharienne, d’Asie, du Moyen-Orient, du Maghreb, de France et d’Europe. Souvent uniques refuges pour les malades, ces associations jouent un rôle essentiel. Ici, on partage leurs joies et leurs inquiétudes

Solidarité rime aussi avec responsabilité. Pas étonnant dès lors que Solidays fasse du développement durable une autre de ses priorités. Préférer les circuits courts, impliquer le local, limiter les consommations et le gaspillage sont des engagements phares du festival. Pour limiter l’exploitation des ressources, Solidays mise sur l’économie circulaire. Tout au long de l’année, Solidarité Sida récupère du mobilier et des équipements utilisés sur des salons ou événements d’entreprises par des agences événementielles.

Solidays propose également une offre complète de transports doux aux festivaliers : parking vélo, navettes RATP gratuites pour venir et rentrer, stations temporaires de taxi en partage, etc.

Solidays s’engage aussi sur l’alimentation responsable, grâce à son label « I feel food » (audité par le cabinet EY) qui informe les festivaliers sur les stands de nourriture bio, végétarienne ou équitable. Tous les repas seront servis cette année dans de la vaisselle compostable et les repas non consommés seront récupérés et distribués aux plus démunis.


Festival pour tous

Solidays est l’un des seuls festival à intégrer le concept de festival en famille. Sur place les enfants sont accueillis dans un espace qui leur est dédié avec encadrants, des activités rien que pour eux. Pendants que les parents et les ados déambulent dans les allées du festival, les plus petits sont en sécurité. Si bien que Solidays est devenu, selon son président et fondateur Luc Barruet, la sortie en famille demandée par les petits ! Et si les enfants en redemandent c’est que la qualité est là ! 

Solidays a toujours fait de l’accessibilité une priorité, en proposant des tarifs très raisonnables mais aussi en prêtant une grande attention à l’accueil des festivaliers à mobilité réduite ou en situation de handicap (PMR / PSH). Bien des dispositifs leurs sont proposés notamment avec le soutien de Malakoff Médéric Humanis. Ils bénéficient d’un accès prioritaire et une équipe de bénévoles leur est dédiée. Au Point Info, ils peuvent réserver un fauteuil ou demander l’aide d’un accompagnant pour se déplacer sur le site. Des plateformes couvertes face aux scènes et des sanitaires sont à leur disposition. Même le saut à l’élastique leur est accessible. Et pour que le festival parle un langage universel, les talks du Social Club, l’Expo Sex In The City et les temps forts sur scène sont traduits en langue des signes. 

Cette année, pour la seconde fois, le Centre Hubertine Auclert, bras armé de la Région Île-de-France pour l’égalité femmes- hommes, sera présent à Solidays pour sensibiliser le public à la lutte contre les violences faites aux femmes. Les festivaliers pourront notamment y retrouver les campagnes de prévention “Stop Cybersexisme” et “Tu m’aimes, tu me respectes”.

Et puis, séquence émotions, les animations s’arrêtent, on se regroupe devant la grande scène pour rendre hommage ensemble. L’émotion est palpable et elle nous rappelle qu’ici, la fête a du sens. La « Cérémonie Contre l’Oubli » honore la mémoire des victimes du sida et rappelle aux festivaliers la cause solidaire qui les unit. Sur la pelouse, des dizaines de patchworks confectionnés par les proches des disparus sont déployés pendant que, sur scène, des voix perpétuent le souvenir de ceux qui nous ont quittés. Un moment chargé d’émotion qui se prolonge durant tout le festival avec l’Expo du « Patchwork des Noms » où chacun a aussi la possibilité de laisser son témoignage sur le mur des mots et des maux. Pour Luc Barruet, engagé contre la maladie depuis près de 30 ans (mais pas une ride ;)) cet hommage compte particulièrement « La cérémonie de l'oubli même 20 ans plus tard, ça compte. 212 000 festivaliers pour les 20 ans l'année dernière. On rend aussi hommage aux bénévoles. Sans eux rien ne serait possible, ils sont autant de bras et de bonnes volontés pour faire vivre le festival du montage au démontage en passant par les trois jours d’ouverture au public. Ce sont eux qui impulsent l’esprit qui fait de Solidays un « festival pas comme les autres ». Une énergie positive, solaire et joyeuse qui inonde les allées de Longchamp. Pour les remercier, chaque année Solidays leur rend un vibrant hommage. Et Luc Barruet, d’ajouter « J’apprécie la présence de Solaar le parrain qui va de stand en stand, joue au baby-foot avec les bénévoles. C’est notre parrain depuis toujours. Il est très proche des bénévoles qui ressentent toute la sincérité de son implication » Ce à quoi MC Solaar répond : « J’aime aller à la rencontre des associations, au Social Club. Je vis le festival depuis 20 ans.  J’aime voir des jeunes engagés. J’aime aussi la programmation ». Solaar est amour et cela se confirme dans l’interview vidéo. 

 

Ile de France région Solidays ! 

Depuis le lancement de Solidays, la Région Île-de-France soutient chaque année l’organisation de ce festival. Elle est le premier partenaire de l’évènement en participant à hauteur de 800 000 euros. Elle est présente au festival avec un stand animé par Île-de-France Prévention Santé Sida (CRIPS), qui agit au quotidien pour mieux informer les jeunes et prévenir les comportements à risque

L’Île-de-France est la région métropolitaine la plus touchée par l’épidémie du VIH/sida. C’est pourquoi la Région se mobilise autour de la prévention, du dépistage et de l’accompagnement des personnes concernées par cette maladie. Depuis 2017, elle a adopté à l’unanimité une délibération « Pour une Région Île-de-France sans Sida » et a ainsi consacré plus de 2 millions d’euros à la lutte contre le VIH/sida.

« La région Ile de France est la plus touchée  : 7 personnes par jour y apprennent qu’elles sont atteintes de la maladie. Nous sommes aussi une région très peuplée, une région très attractive cette lutte contre le SIDA nous tient particulièrement à coeur. Particulièrement la lutte contre le phénomène de sérophobie. La prime supplémentaire à l’assurance imposée aux personnes atteintes du SIDA est pour moi une profonde injustice. La Région s’implique également dans la prévention et l’information des jeunes générations, avec par exemple les « Après midi zapping» dans les lycees. Pour toutes ces raisons, le Festival Solidays est un festival pas comme les autres, u festival avec supplément d’âme» explique Valérie Pecresse. 

La Région apporte notamment une aide aux associations compétentes pour l’acquisition de bus permettant la réalisation de TROD (test rapide d’orientation et de diagnostic). Elle s’est engagée à acheter 10 000 autotests qui sont actuellement distribués par le CRIPS auprès des associations, à destination des publics clés (personnes à risques les plus éloignées du dépistage). Les actions lancées par la Région depuis 2017 portent à la fois sur la prévention spécifique du VIH/sida, le soutien au dépistage et la mobilisation des acteurs (professionnels de santé, élus, associations), mais aussi sur l’accompagnement des malades et la lutte contre la sérophobie, à travers le soutien à des associations. La recherche en infectiologie est aussi une priorité et constitue l’un des domaines d’intérêt majeur (DIM) de la Région Île-de-France.

Par ailleurs, dans le cadre de ses partenariats avec les régions françaises d’Outre-mer, la Région s’engage en finançant, par exemple, un bus de dépistage à Mayotte.

Enfin, la Région s’engage dans la lutte mondiale contre la maladie : dans le cadre des relations de coopération avec ses partenaires à l’international, elle propose l’envoi d’autotests de dépistage dans les régions touchées par l’épidémie. À travers ce festival, la Région Île-de-France a deux objectifs : sensibiliser les festivaliers au dépistage du VIH/sida, des IST, aux traitements d’urgence à la suite d’une prise de risque et informer les jeunes sur les dispositifs de prévention santé mis en place à leur intention. L’an dernier, le stand de la Région a permis de sensibiliser plus de 1 200 festivaliers.

Infos Pratiques

Festival Solidays 2019

Du 21 au 23 juin 

Hippodrome de Longchamp

Route des tribunes

 

75016 PARIS

Vendredi : 16h – 5h

Samedi : 14h – 5h

Dimanche : 14h – 23h

FESTIVALIERS EN SITUATION DE HANDICAP

Solidarité Sida et l’agence Yoola s’associent afin de proposer aux festivaliers handicapés des packages 100% accessibles. Pour découvrir l’ensemble des offres, rendez-vous sur yoolabox.com

ENFANTS

 

Accès gratuit jusqu'à 10 ans inclus, accompagnés d'un adulte.

L’accès au festival est possible jusqu’à 3h du matin vendredi et samedi et jusqu’à 22h le dimanche.

Pour les pass nuits, l’accès au festival se fait à partir de 23h.

En collaboration avec la RATP, partenaire historique du festival, Solidays met à votre disposition des navettes gratuites pour vous rendre au festival et en repartir.

Depuis et vers la Porte Maillot :

Vendredi : 15h – 5h

Samedi : 13h – 5h

Dimanche : 13h – 00h

Au départ du festival vers St Lazare :

Vendredi : 00h30 – 5h

Samedi : 00h30 – 5h

MÉTRO

Ligne 1 ou RER C – Porte Maillot puis accès au festival avec les navettes gratuites. Ligne 10 – Boulogne Jean Jaurès

ANTENNE TAXI G7

En collaboration avec G7, partenaire historique de Solidays, une station éphémère de taxis est à votre disposition en face des navettes gratuites, à la sortie du festival.

Vos chauffeurs G7 sont disponibles immédiatement et les frais d’approche sont offerts.

 

Luc Barruet, MC Solaar, Vincil (Hocus Pocus), Thérapie Taxi, Kiddy Smile, Valérie Pecresse, Virginie Legourd, Makha Diabira. 

 

Le 6 juin 2019

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