Découvrir que son enfant est  hyperactif, plonge la famille dans un autre monde. On se sent d’un coup très seul. Dépassés par les événements, pas facile de gérer la situation. Alors mieux vaut essayer de bien s’entourer.

De plus en plus de moyens et de professionnels sont cependant à votre disposition, pour peu que vous preniez le temps de fureter un peu dans ce qui se fait et ce qui existe, alors ne désespérez surtout pas, au contraire, vous n’êtes pas seuls ! Cet article va se pencher sur les moyens que vous avez, en tant que parents, pour permettre à votre enfant hyperactif de pouvoir bénéficier d’un environnement favorable et d’un suivi et d’un encadrement qui lui permettront de pouvoir s’épanouir selon son plein potentiel !

Enfant hyperactif : poser le diagnostic

Il faut avant tout attendre que le diagnostic d’hyperactivité soit réellement posé chez votre enfant.  C’est une étape nécessaire avant de vraiment pouvoir faire appel à des professionnels. Ces spécialistes vont venir encadrer sa vie, et accessoirement la vôtre !  Très souvent, ce diagnostic arrive un peu comme un soulagement pour les parents. Il vient expliquer pas mal de choses dans le comportement de l’enfant et dans sa faculté à se fondre dans la masse. En classe, c’est souvent difficile pour les hyperactifs de trouver leur place parmi leurs camarades.  Souvent aussi, certains parents tirent des conclusions par eux-même, d’une manière complètement informelle et subjective. Cependant,  se substituer aux personnes véritablement qualifiées pour poser un diagnostic sérieux et fiable, est une erreur.

Les spécialistes de l'hyperactivité

Pour poser le diagnostic de l’hyperactivité, il ne s’agit pas d’écouter n’importe qui. Mme Michu du 3è est bien sympa avec son neveu hyperactif. Solène de la compta aussi avec la petite  fille de son nouveau gars qui fait tout pour lui faire péter un câbl. Et accessoirement rendre s’opère à sa mère ! Non, on même pas le boulanger qui ne s’en prend plus à Théo le terrible depuis qu’il sait… Que si Théo dégomme ses présentations de bonbons, c’est parce qu’il est… “enfin vous savez, pas comme les autres, quoi ! “. Adressez-vous à des  professionnels aguerris et qualifiés. Demandez par exemple à votre pédiatre de vous en conseiller. Ou bien rapprochez-vous d’une association de parents d’enfants hyperactifs. Un neurologue, un neuropsychologue, ou encore un psychiatre pour enfants… vont pourvoir poser le fameux diagnostic. 

Hyperactivité : aménager le cadre de vie

Une fois l’hyperactivité de votre enfant décelée et reconnue, il va falloir adapter son environnement. Souffrant d’hyperactivité il a tendance à encaisser de plein fouet les moindres distractions. Il a aussi toutes les peines du monde à se concentrer sur les petites tâches du quotidien. Le mieux est de lui éviter les sollicitations plurielles et surtout, concomitantes. Faites les choses dans l’ordre, étape après étape. Ne le noyez pas sous les injonctions qui se superposent…

Instaurer un climat de paix et de sérénité au sein du foyer, peut s’avérer difficile face à une situation de stress pour le foyer. Crier souvent ou fort après les autres membres de la famille, n’est pas anodin  pour l’enfant hyperactif. Ce comportement, même dépourvu d’animosité ou de réelle violence dans le fond, peut l’empêcher de se sentir plus au calme en son for intérieur. N’hésitez pas à en parler, à vous faire aider, à prendre du temps pour vous chouchouter. Cela peut vous aider détendre les relations et y voir plus clair. 

L’aménagement du cadre de vie contribue au bien-être de votre enfant hyperactif, autant qu’au votre. S’agissant de son environnement direct : sa chambre, quelques précautions toutes simples ! Avec son aide, veillez à tenir son petit espace rien qu’à lui propre et bien ordonné. C’est apaisant. Il peut ainsi y  jouer ou s’occuper. De très nombreuses études prouvent que l’ordre et la rigueur sont des facteurs influant positivement sur les troubles en lien avec l’hyperactivité. Pédiatres et psychologues considèrent même que cela  aide à les circonscrire voire à les réduire notablement.

Hyperactivité : aménager les emplois du temps

Après avoir aménager votre maison, c’est le planning du foyer qui peut aussi être adapté. Là encore, chercher à se faire accompagner, par le biais d’associations ou de professionnels peut être une première piste.  Afin de vous rendre plus disponible et de réellement pouvoir dégager du temps pour votre enfant. Cela va de paire avec une adaptation du cadre scolaire. C’est parfois même primordial, au regard du nombre d’heures  que l’enfant … Sans honte, ni hésitation, parlez de l’hyperactivité de votre enfant à la structure et à la hiérarchie scolaire.  La plupart du temps vous vous apercevrez que votre cas n’est pas forcément isolé. L’école a pu déjà avoir été confrontée à une telle situation. Sinon, c’est l’opportunité d’apprendre ! 

Enfant joyeux courant

Enfant hyperactif : organismes et ressources à disposition

Il s’agit de la principale association vers laquelle vous pourrez vous tourner. Elle possède une grande expérience et tout un tas de bons tuyaux pour pallier à l’ensemble des problèmes que vous pourrez rencontrer. Elle regroupe des centaines de familles et professionnels très au fait des soucis  en corrélation avec l’hyperactivité. Cette association aide les familles à comprendre  les problématiques liées à la situation de votre enfant. Elle vous expose tous les moyens pour l’aider. Des moyens, il y en a pléthore ! 

Bon à savoir...

Que veut dire le sigle TDAH ? Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité. Ce trouble concerne environ 4 % des enfants. Il trouve ses origines au niveau neuro-développemental. Il entraîne des handicaps cognitifs plus ou moins marqués. Ces handicaps causent souvent des difficultés voire un échec scolaire. Ils peuvent également causer une mauvaise insertion de l’enfant au milieu des autres, ou en collectivité .

Pensez au soutien scolaire

Sous toutes ses formes ! Hors des heures d’école, on continue de lutter contre l’échec scolaire.  Pas question de subir la moindre mise à l’écart. Très souvent, en parler à la maîtresse, qui en parlera à la classe, créée des liens entre les enfants. C’est un premier soutien. Personne ne pense, surtout pas vous ou votre enfant, qu’il est en déficit de capacités intellectuelles .  Ce n’est pas à Anyway,  les choses se jouent plus précisemment jouent au niveau de sa faculté à se focaliser sur l’apprentissage. Il lui est quasiment impossible de glaner autant d’informations qu’un élève lambda. La concentration sur le moyen et le long terme fait souvent défaut à l’enfant hyperactif.

C’est pourquoi, c’est bien d’avoir à l’école, ou en accompagnement une personne idoine, patiente, bienveillante et consciente de l’hyperactivité. En classe, cela permet   de ne pas creuser un fossé avec les autres enfants. Il peut s’agir d’une Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) ou tout autre personne tiers du personnel enseignant. Renseignez vous auprès des association, de l’école, de votre académie sur vos droits. 

Dès la sortie de l’école, qu’il s’agisse de la nounou ou de la mamie qui va garder votre enfant, même topo ! On s’adapte à l’hyperactivité. On ne fait pas comme si elle n’existait pas. Du coup, on recrute une auxiliaire de vie, une assistante maternelle, une nounou un formée ou un minimum au courant. Ainsi les activités et les temps extra-scolaire peuvent être gérés en connaissance de cause avec des activités, un timing, une méthode adaptés. 

Paradoxalement, communiquer sur cette hyperactivité, donc dire que votre enfant a cette particularité, contribue à une meilleure insertion. Au fond, c’est aussi l’école de la vie où l’on apprend à côtoyer et vivre avec des personnes et leurs différences. C’est plus facile d’intégrer cela petit. Et cela fait des adultes plus tolérants. On en a bien besoin, non ?