Lundi 8 mars 2024, c’est LA Journée Internationale des droits des femmes. Officialisée en 1977 par l’ONU (Organisation des nations Unies). Petit tour d’horizon de cette Rebellissime version 2024 

Que l’on soit du genre militante, levée à l’aube pour défiler, s’investir dans une association, soutenir un combat… Ou du genre cooconing, on prend du temps rien que pour nous, pour prendre soin de nous… Ou plutôt totalement débordée, comme d’hab mais qu’entre la visite chez Mamie, le retard à rattraper au boulot, les activités des enfants, le brunch avec les copines, la séance de gym… Cette journée est la nôtre, on en fait ce que l’on veut ! On la dédie surtout à toutes celles qui sont tellement malmenées par la vie qu’elles n’ont peut-être même pas connaissance de cette journée, de leurs droits. On est toutes ensemble !

Contre les violences, pour l’égalité, chaque geste compte. Il n’y a pas de petits combats, seulement une grande cause! Puisqu’elle est internationale, qu’elle célèbre toutes les femmes et fait échos de toutes les luttes pour les droits des femmes travers le monde… Alors, évidemment, une journée c’est bien peu, mais puisqu’elle a le mérite d’exister Rebellissime ne va pas bouder son plaisir, ni sa mission pour partager quelques chiffres, quelques actions, quelques témoignages… Rebellissime tour d’horizon de la journée internationale des droits des femmes.

La petite histoire de la journée internationale des droits des femmes 

Si l’appellation peut varier, la date de la Journée internationale des droits des femmes est la même depuis 1977. Le concept ? Mettre en avant la lutte pour ces droits et particulièrement le combat contre les inégalités homme/femme. Son histoire ? Celle des combats féministes du monde entier.

Quelques grandes dates du droit des femmes

Fin février 1909, une National Woman ’s Day est célébrée à l’appel du parti socialiste américain.

Le 19 mars 1911 l’Internationale socialiste des femmes inaugure la première   « Journée internationale des femmes ». On y revendique le droit au travail , le droit de vote des femmes, et la fin des discriminations.

Depuis plus de 100 ans donc, des manifestations, des rassemblements marquent le coup. Mais pour devenir une journée officielle, il faut remonter à 1921 pour la Russie soviétique qui en fait un jour férié jusqu’en 1965. Puis en 1977, les Nations Unies officialisent cette journée internationale. Elle fait désormais partie de 87 journées internationales. Tous les pays sont concernés et invités à célébrer dignement cette journée en faveur des droits de la femme.

8 mars 2024 : une journée internationale des droits des femmes sous le signe de l’évolution

Rebellissime fait un petit tour d’horizon des différentes manières de célébrer cette journée internationale des droits des femmes.

Avec Finishers, plateforme engagée facilitant l’accès à la course à pied en France, elles courent, elles elles courent. La start-up française créée en juin 2021 permet à des millions de coureurs de trouver leur prochain challenge (en France comme à l’international). Avec Rebellissime, Finishers souhaite mettre en avant le profil de femmes coureuses aux parcours inspirants. Audrey Pulvar et Margaux Lifestyle témoignent de ce que leur inspire cette journée du 8 mars.

Audrey Pulvar, journaliste et femme politique française, férue des épreuves de course à pied :

Rebellissime : Quelles valeurs sportives vous sont utiles dans votre vie quotidienne (pro, perso) ?
Audrey Pulvar : « La ténacité, la résistance à l’adversité, la concentration… »

Rebellissime : Pourquoi courez vous ?
Audrey Pulvar : « J’ai toujours fait beaucoup de sports de tous types, depuis le début de l’adolescence, mais j’étais dans la team « j’aime pas courir ». Après un long Covid qui a beaucoup atteint ma condition physique, j’ai décidé de m’attaquer à une discipline qui m’avait toujours résisté, la course à pieds. »

Rebellissime : Quelle signification a, pour vous, la journée internationale des doits de la femme?
« C’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Chaque mot compte. C’est une date importante, chaque année, à l’échelle internationale, une journée de lutte qui permet de mettre en lumière la réalité des discriminations et des violences faites aux femmes tout le reste de l’année ».

Rebellissime : À l’occasion du concert La République réplique en 2017 vous me confiez à quel point le vivre ensemble était en péril. Quel bilan en feriez-vous aujourd’hui ?
Audrey Pulvar : « Je continue de penser que la violence envahissant tout l’espace, la perte du goût des autres, celles et ceux qui ne nous sont pas adressés par les algorithmes, la haine déversée 24h/24 par les médias et les réseaux sociaux ne sont pas une fatalité. Je crois que beaucoup d’entre nous, consciemment ou à leur corps défendant, aspirent à un débat public, une vie quotidienne plus apaisée, moins violente, plus respectueuse de l’intelligence collective. Cet espace de respect de l’altérité et de possibilité de construire ensemble existe. Il surgit aussitôt que l’on coupe les réseaux sociaux, qu’on lève le nez de son écran et qu’on prend le temps de réfléchir, d’ouvrir des livres, de regarder ses enfants et de parler avec eux sans qu’un téléphone nous obstrue la vue ».

Rebellissime : Et aujourd’hui, qui est votre rebelle préféré(e) ?
Audrey Pulvar : « Célia Tupinamba ( Brésil) »

Qui est Célia Tupinamba ?

Au Brésil, Glicéria Tupinambá fait retenti à travers le monde, la voix de sa communauté de la Serra do Padeiro. Les entités magiques d’origine afro-brésiliennes ou autochtones, les Encantados, luiront confié une mission : le retour des manteaux. En effet, le Peuple Tupinambá souhaite rapatrier ses créations artisanales empruntes de savon-faire et d’esprit ancestral d’une population qui cherche aujourd’hui à se ré approprier son histoire et ses territoires.

Audey Pulvar fait découvrir Célia Tuinamba dans le magazine Rebellissime

Manteaux Tupinamba : la lutte des peuples autochtone pour leur repapatiement expliqué dans le magazine Rebellissime
Pourquoi cette femme lutte pour le rapatriement des manteaux Tupinamba ?

Le retour des manteaux Tupinamba, disséminés à travers le monde par l’œuvre dévastatrice des pillages et de la colonisation est plus que nécessaire. Grâce au rapatriement de ces créations artisanales autochtones, les peuples originaires combattent la théorie du seuil temporel  en démontrant sa présence immémoriale dans le pays. Selon cette thèse juridique révisionniste, 17 procès ont été intenté contre les peules autochtones, conformément à l’engagement raciste du gouvernement Bolsonaro

Margaux Lifestyle dans le magazine Rebellissime/.L'influenceuse prône le body positivisme et les bienfaits du running avec Finishers

Margaux Lifestyle, paroles d’une influenceuse prônant le body positivity et triathlète

Rebellissime : Quelles valeurs sportives vous sont utiles dans la vie quotidienne, professionnelle et personnelle ?

Margaux Lifestyle : « La persévérance : rien ne tombe tout cuit, il faut travailler pour obtenir ce que l’on souhaite. Cependant, les efforts finissent toujours par payer. Il est important de ne rien lâcher, d’apprendre de ses erreurs et de continuer à avancer malgré les difficultés ».

Rebellissime : Pourquoi courez-vous ?

Margaux Lifestyle : « Pour éviter de finir en prison parce que mon mauvais caractère aura parlé avec les cons 😅 Plus sérieusement, parce que cela me fait beaucoup de bien. Aussi bien physique que mentale. Cela m’aide à avoir confiance en moi et cela m’apaise ».

Rebellissime : Pour vous, que signifie la journée internationale DES DROITS de la femme ?

Margaux Lifestyle : « Que malheureusement il y a encore du chemin à faire en France et dans le Monde pour que les femmes puissent courir là où elles le souhaitent, quand elles le souhaitent, avec la tenue qu’elles souhaitent… sans craindre de se faire agresser. Se faire siffler et/ou traiter de tous les noms parce que l’on court en short, quand ce n’est pas pire, c’est plus possible ».

Rebellissime : Sport, dépassement de soi, bienveillance, body positivisme… qu’est-ce qui malgré tout cela, peut vous faire perdre le sourire ?

Margaux Lifestyle : « Qu’encore aujourd’hui, on se permette de juger une femme sur sa tenue ou sur son physique. Trop couverte, pas assez couverte, trop ronde, trop mince… il n’y a jamais rien qui va ! »

Rebellissime : Qui est votre rebelle préféré(e) et pourquoi ?

Margaux Lifestyle : « En tant que runneuse, il s’agit bien sûr de Kathrine Switzer : pour s’être inscrite sous un nom d’homme afin de courir le marathon de Boston en 1967 et à avoir permis à ce que les femmes puissent également participer à des marathons ».

 

Journée internationale des droits de la femme aux Nations Unies dans le magazine Rebellissime
Ces expertes en pépinière, bénéficiaires d’un projet d’ONU-Femmes au Salvador, travaillent dans une pépinière expérimentale afin de pouvoir cultiver leurs propres produits. PHOTO :ONU-Femmes Amériques et Caraïbes

2024 : Les Nations Unies pour la journée internationale des droits des femmes

Sur le site ONU Femmes, le message est clair pour cette journée internationale des droits des femmes 2024.

Accompagnez les Nations Unies pour célébrer la Journée internationale des femmes, le 8 mars 2024, dont le thème cette année est : Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme.Le monde est confronté à de nombreuses crises, qu’il s’agisse des conflits géopolitiques, de la forte recrudescence de la pauvreté, ou encore de l’aggravation des effets du changement climatique. Ces défis nécessitent des solutions qui renforcent l’autonomie des femmes. En investissant en faveur des femmes, nous pouvons susciter des changement et accélérer la transition vers un monde plus sain, plus sûr et plus égalitaire pour tous.

Le 8 mars, certes c’est un seul jour et cela peut paraître trop court. Cette date, célébrée dans le monde entier nous rappelle que les femmes sont multiples, tout comme leurs combats et que tous méritent les respect. De ce fait, à travers le monde, on peut assister à des manifestations, des évènements, des mobilisations proposant un bilan de la situation des femmes dans la société, et revendiquant plus d’égalité des droits. On fête bien entendu les victoires tout en restant focus sur les nécessaires améliorations de la condition féminine. Avec l’émergence des mouvements #MeToo, #BalanceTonPorc qui libèrent la parole des femmes, avec la prise en compte des ravages des violences faites aux femmes, du harcèlement , des inégalités de salaires, des clichés… Y’a d’la joie, de l’espoir et du boulot !